écrire à son psychanalyste
Lettres du divan. écrire à son psychanalyste

Sous la direction de:

«Un analysant écrit à son analyste. Lettres, messages, poèmes, récits de rêves ou de souvenirs, aveux d'un désir, ou d'une douleur, qui ne se dit pas. Ces écrits en marge des séances occupent une place à part dans l'analyse ou la psycho­thérapie, comme si le désir inconscient et ses tourments trou­vaient là à se loger. Dans le mouvement même de son écriture, le sujet rejoint la part cachée de son être, celle qu'il ne livre pas en séance. Il se souvient de lui-même en quelque sorte, pour et avec un autre qu'il retrouve dans l'imaginaire. Nous ne sommes plus seulement dans "l'échange de mots" (Freud) au sens strict, mais dans la correspondance. S'agit-il d'une écri­ture analysante? D'une échappée hors du cadre analytique? A-t-on affaire à un récit de soi qui trouve sur le divan sa raison d'être? Et comment les psychanalystes accueillent-ils les écrits de leurs patients?

La réflexion proposée ici ne porte pas tant sur des écrits publiés que sur ceux qui croisent la parole en séance. Pour certains, l'écriture a précédé leur entrée en analyse et a rendu possible une ouverture à la parole analytique et à ses soubas­sements inconscients. Pour d'autres, déjà en analyse, elle est apparue comme une issue créatrice constituant symbolique­ment une " chambre à soi " (Virginia Woolf) pour y déposer les sédiments de sa parole. Le divan, réel ou imaginaire, constitue dès lors ce lieu où la lettre se compose, rejoint d'autres lettres, des inscriptions et récits d'autrefois en quête de quelque desti­nataire invisible.» (Louise Grenier)

Contributeurs

Janine Altounian, Claude Brodeur,

Jean-François Chiantaretto, Mireille Fognini,

Louise Gareau, Francine Godin, Louise Grenier,

Marie Hazan, Sophie Lapointe, Isabelle Lasvergnas,

Monique Lévesque, Evelyne Gosse-Oudard, Ghislaine Pesant,

Michel Peterson, Luiz Eduardo Prado de Oliveira,

Daniel Puskas, Marie-Brigitte Ruel, Claude Spielmann,

Jacqueline Rousseau-Dujardin