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Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme
29 novembre 2002 (22:11)
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Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme Je ne sais si la naissance d'un nouveau millénaire y est pour quelque chose, mais j'ai le curieux sentiment que notre société est en train de prendre un virage qui ne me plaît guère et dont l'origine n'est pas plus ancienne que celle de ma mémoire, ce qui indique que j'y ai bien ma part au même titre que ceux que l'on dit de "ma" génération. Penser, cela signifie à mon sens, tenter de se dégager, autant que possible, des idées "à la mode", de ce qui fait le consensus, l'air du temps. C'est résister, dans le bon sens du terme, à la foule et à la connivence. C'est éviter aussi d'entraîner les autres à sa suite si ce n 'est pour les inviter à penser par eux-mêmes. C'est cela, je crois, le rôle de l'intellectuel. Et c'est cette dérive que l'on peut sans doute reprocher le plus à nos "maîtres à penser" les plus récents. C'est extrêmement fatigant, mais c'est aussi salutaire. Cela évite de tomber dans la morosité sinon dans la dépression dont on oublie, à coup de Prozac, qu'elle est d'abord liée au fait de céder ou de ne pas céder sur son désir.