C'était juste le livre qu'il me fallait.
Sigmund Freud, septembre 1939, à son médecin Max Schur
La Peau de chagrin (1831) est le dernier livre que lut Freud avant de choisir le suicide le 23 septembre 1 939.
Cette histoire de pacte faustien, de peau qui rétrécit et de vie qui raccourcit à mesure que sont exaucés les souhaits du héros, Raphaël de Valentin, renvoyait certainement le père de la psychanalyse à des problé-matiques personnelles; mais le roman de Balzac fait aussi écho à un magnifique essai de 1922, l/ne névrose diabolique au XVIIe siècle, que Freud avait consacré, à travers le cas du peintre Christoph Haitzmann, à un thème de possession similaire, et que nous proposons ici dans une traduction inédite. Dans ces deux textes, émergent des questions de la société d'aujourd'hui : la tyrannie du choix, la solitude et le non-désir, l'angoisse de mort et la dépression, le sentiment d'exister, ou encore le fantasme de longévité...
Préface de Sarah Chiche
Texte intégral
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