Divisions, radicalités des différences : la haine peut-elle être transformée ?
Samedi 29 janvier 2022, de 14h à 17h
La clinique psychanalytique dans un temps de démence
Heitor O’Dwyer de Macedo
J’envisagerai les effets du néolibéralisme sur la pratique psychanalytique dans un monde où le traumatisme est devenu une méthode de gouvernement, en même temps qu’il y a eu un passage du respect des différences au postulat post-moderne qui considère toutes les différences comme équivalentes. La stratégie des pouvoirs en place vise que la population accepte et soutienne une politique basée sur la haine de l’autre. Tout ceci a déterminé un changement dans la conduite de la cure. A partir de mon ouvrage, Le psychanalyste sous la terreur (1986) et avec l’œuvre freudienne, je reviendrai sur les impasses auxquelles mène cette situation, et le peu de recours pour la clinique de la théorie lacanienne.
Unir le peuple, faire une cité est-il un projet populiste ? Printemps 1794
Sophie Wahnich
Saint-Just au printemps de l'an II, appelle à une « communauté des affections » faite du penchant des hommes à se chercher par affinité et à fonder des liens d’amitié, d’amour, de fraternité, d’hospitalité. Il déclare dans ce même rapport : « Il faut que vous fassiez une cité », « Il faut que vous rétablissiez la confiance civile ».
La politique à mener doit partir alors d’un état de fragilisation. Mais rendre la cité solide passe t-il par des processus d’identification délétères ? Il s’agit d’interroger ici l’appel aux institutions civiles, leur logique et leurs pratiques, de comprendre l’articulation espérée entre organisation et organisme social, une politique des mœurs.
Discutante : Marie-Laure Dimon
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