ASSOCIATION INTERNATIONALE INTERACTIONS DE LA PSYCHANALYSE
Programme scientifique 2012/2013
L’Association organise des SÉMINAIRES réguliers sous la responsabilité d’un des membres du Comité scientifique en vue de travailler un thème en relation avec l’un des six axes des Interactions.
Les séminaires ont pour objet de préparer un WORKSHOP ou un COLLOQUE INTERNATIONAL.
Les travaux de recherche élaborés constitueront les thématiques des numéros de la revue TOPIQUE.
Les 10 séminaires (mensuels ou bi-mensuels) ont tous lieu le soir après 20 h 30. Les codes d’entrée seront donnés à l’inscription auprès du responsable de groupe.
LUNDI
1er et 3e : Sophie de Mijolla-Mellor – « PRENDRE LA VIE, DONNER LA MORT »
(IV e Groupe, 19 bd Montmartre, 75002, ESC 4 au fond de la cour, entresol)
2e et 4e : Sydney Levy – « LA PEUR ET L’OPINION PUBLIQUE »
(3 rue de Turenne, 75004, Esc A, 1er g)
Première réunion le 4 juin (même heure et même lieu)
et non plus le 21 mai.
MARDI
1er : Ségolène Payan – « L’HABITAT »
(UFR SHC, 26 rue de Paradis, 75010, RC, salle 4)
4e : Nader Barzin – « LE VÉCU SUBJECTIF DE LA CONCURRENCE AU SEIN DE L’ENTREPRISE »
(A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014, Bat A, 12e ét, app 712)
MERCREDI
1er : Sylvain Tousseul – « L’ÉPISTÉMOLOGIE PSYCHANALYTIQUE DE LA PSYCHOSE »
(79 rue du Temple, 75003, hall A/Inter « S-T)/ 3e ét, app A 35)
JEUDI
1er : Patrick Sigwalt – « JUNG, LACAN ET L’ORIENT : SUR LA PISTE DE NOS PARADOXES CULTURELS »
(Institut Ricci, 14 rue d’Assas, 75006 Paris)
3e : Saïd Bellakhdar – « PSYCHANALYSE AU MAGHREB ET AU MACHREK »
(A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014, Bat A, 12e ét, app 712)
VENDREDI
1er : Fréderic Advenier – « DE L’USAGE DU DIAGNOSTIC »
(A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014, Bat A, 12e ét, app 712)
3e : Francis Drossart – « ACTUALITÉ DE LA PENSÉE KLEINIENNE »
(IV e Groupe, 19 bd Montmartre, 75002, ESC 4 au fond de la cour, entresol)
DIMANCHE
1er : Branko Aleksić – « LA PSYCHANALYSE AU CINÉMA »
(A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014, Bat A, 12e ét, app 712)
SÉMINAIRES DE L’A2IP
1) Histoire de la psychanalyse
A. « ACTUALITÉ DE LA PENSÉE KLEINIENNE »
Argument
Si, pour des raisons historiques, les théories de Melanie Klein se sont largement diffusées en Grande Bretagne et en Argentine, il n'en est pas de même dans les pays francophones, où son enseignement reste négligé, sa technique décriée, et sa métapsychologie réduite à quelques stéréotypes. La valence positive qu'elle concède à certains phénomènes de clivage, l'importance qu'elle accorde à la fonction paternelle et à la réalité externe sont le plus souvent déniés. L'influence directe qu'elle a exercée sur Winnicott et Bion (qui la revendiquent) est volontiers passée sous silence alors que, si l'on veut bien y prêter attention, cette pensée nous offre une aide incomparable au travail analytique aux prises avec la psychopathologie contemporaine.
Lieu : Quatrième Groupe, 19 bd Montmartre, 75002 Paris, Escalier 4 (entresol)
Dates : 3e vendredi du mois, 21 h – 22 h 30
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Francis DROSSART, francis.drossart@sfr.fr
B. « FREUD, LA CONSTRUCTION DE L’ESPACE ANALYTIQUE ET L’HISTOIRE DE LA SÉANCE D’ANALYSE »
Argument
Réflexion axée sur la clinique freudienne et la mise en place de la séance d’analyse en suivant son parcours du Traitement psychique jusqu’à Analyse finie, analyse infinie et en repérant les incidences de cette évolution chronologique sur la technique psychanalytique et sur la clinique du transfert.
Lieu: Espace analytique , 12 rue de Bourgogne, 75007
Date: 3e mardi du mois (début 16 Octobre 2012)
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Jacques SÉDAT, j.sedat@wanadoo.fr
2) Criminologie et Lien social
A. « PRENDRE LA VIE, DONNER LA MORT »
Argument
Bien qu’il soit aussi fondamentalement inscrit dans la nature humaine que la pulsion sexuelle, l’homicide, n’en est cependant pas l’expression directe mais trouve son origine dans une tentative de survie ou dans une position mégalomane faisant de la mort le choix délibéré d’un sujet ou d’un groupe. On tentera de différencier l’acte de « prendre la vie » à l’échelle individuelle (meurtre) ou collective (massacre, génocide) de celui de « donner la mort » (combat, guerre) mais aussi de réfléchir sur les conditions intrapsychiques propres à permettre la transgression de la limite entre l’un et l’autre.
Lieu: Quatrième Groupe, 19 bd Montmartre, 75002 Paris, Escalier 4 (entresol)
Dates : de 20 h 30 à 22 h 30
Les 6 Février (Sydney Levy : Le courage de tuer) ; 13 Février (Dominique Fessaguet : Le meurtre peint d’Artemisia Gentileschi) ; 5 Mars ( Saïd Bellahkdar : Meurtres et disparitions) ; 12 Mars (Francis Drossart : Le mythe de Jack l’Éventreur) ; 19 Mars (Gérard Lopez : Approches psycho-criminologiques du crime) ; 26 Mars (Véronique Donard : Tuer, sublimer, créer) ; 2 Avril (Ségolène Payan : Quand l’exil est le prix d’une vie) ; 9 Avril ( Maurizio Balsamo : La guerre dans la construction du passé individuel et collectif)
Pour s’inscrire, prendre contact avec la responsable : Sophie de MIJOLLA-MELLOR, s.mijollamellor@gmail
B. « LE VÉCU SUBJECTIF DE LA CONCURRENCE AU SEIN DE L’ENTREPRISE »
Argument
Les dynamiques de la globalisation imposent des pressions multiples aux salariés à tous les niveaux dans l'entreprise; ces pressions se font sentir par les leaders, managers et salariés de manière différente, avec une seule constance : la souffrance de tous.
Si les suicides au sein de l'entreprise – et d'autres institutions comme les hôpitaux, les écoles et les universités, la police, etc. – et pour des raisons liées au travail sont le symptôme le plus visible de cette souffrance, il ne faut pas ignorer que le coût du stress dans les pays industrialisés s’élève désormais à 4% du PIB (BIT, 2011). La globalisation affecte les salariés doublement: au plan du lien social dans les sociétés où vivent les travailleurs et, en intensifiant la concurrence et les délocalisations, au sein des entreprises où elle dégrade le travail et le lien. Le manager n'a d'autre choix que d'infliger des pressions intenables aux salariés tout en souffrant lui-même. Des vies poussées au désespoir à cause de la tension au travail – ou par le chômage – par la honte de se comporter de manière inhumaine vis-à-vis de l'autre, de devoir choisir entre se nourrir ou se loger, par le découragement de ne pouvoir faire face ni à l’un ni à l’autre.
Lieu : A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris, Esc A, 12e étage, App 712
Dates : 4e mardi du mois (sauf en juin), 20 h 30, 24 avril, 22 mai, 24 juillet
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Nader BARZIN naderbarzin@yahoo.com
C. « L’HABITAT »
Argument
Les travailleurs sociaux, les soignants comme les cliniciens et tous les professionnels impliqués dans l’accompagnement des publics fragiles, sont témoins tous les jours de ce qui peut se faire ou se défaire à partir de l’accès ou de la perte du logement. Le logement est alors davantage qu’une forme de réussite, ou d’étape dans l’existence de l’être, il est au cœur d’enjeux existentiels. De la naissance et l’enfance dont il constitue la coquille protectrice, là où se tissent les premières relations avec un espace et des souvenirs, à l’automne de la vie où il constitue la dernière protection contre l’errance et l’oubli, ou quand le maintien à domicile vire à « l’assignation à résidence » pour des personnes âgées dont les limites en termes d’autonomie, sont associées à la désertification de leur entourage aidant, limite jusqu’à la possibilité élémentaire pour elles de pouvoir même mourir tout simplement chez soi. Ou encore quand le logement ne se transforme pas en un enjeu de transmission et d’héritage de génération en génération, imprégnant de culpabilité la famille face à toute éventuelle démarche d’institutionnalisation en EHPAD lorsqu’elle s’impose. Enfin le cas des vieux migrants constitue aussi une source d’illustration de cet enjeu du logement et de l’hébergement, dans une existence marquée par l’exil, et qui se trouve piégée par le passage du temps, la disqualification sociale, et la désillusion quant à un possible retour dans la terre d’origine.
Lieu: salle 4, à l’UFR SHC, 26 rue du Paradis, 75010 Paris
Dates: 1er mardi du mois, de 20 h 00 à 22 h 00 (Première rencontre le mardi 2 octobre 2012)
Pour s’inscrire, prendre contact avec la responsable : Ségolène PAYAN, segolenepayan@gmail.com
3) Politique et Psychanalyse
« LA PEUR ET L’OPINION PUBLIQUE »
Argument
La République, chez Montesquieu, La Boétie et autres penseurs du politique, nécessite pour fonctionner de pouvoir s’appuyer sur une qualité : la vertu, autre nom du courage. Ceci suppose pour un gouvernement de tenir sa parole voire la soutenir à travers les choix qu’il propose au peuple et les politiques qu’il met en place. Dans le même mouvement, le peuple devrait pouvoir à la fois se reconnaître à travers ces actions et s’appuyer sur cette parole pour être en capacité de faire ses propres choix.
Pour autant, dans quelle mesure les faits divers, les crises (économiques, sociétales, voire conséquences de catastrophes naturelles) non anticipées, les sondages, les enquêtes d’opinions et contre‐enquêtes journalistiques, les prises de parole d’experts en tout genre et à chaud, les réseaux sociaux ne sont pas autant de situations où c’est l’opinion publique qui gouverne par effets d’annonce, notamment à travers une surenchère du légiférer ? En ce sens, si le dirigeant et le citoyen sont légitimement, tous les deux « acteurs du politique », une confusion s’installe ou l’institution (d’ordre international ou national, économique ou politique) n’est plus instituée et la peur une méthode de gouvernement. On s’interrogera sur ce que la psychanalyse, mais aussi ceux qui « produisent l’opinion » (institut de sondage, journaliste, expert, élu, associatif, etc.) pourraient apporter sur ce constat, qui n’est sûrement pas une nouvelle donne, pour en dégager ses spécificités actuelles, ses différences avec les gouvernements violents ou autoritaires et pourquoi pas proposer des solutions.
Lieu : 3 rue de Turenne, 75004 Paris, Code 85A4, Esc. A, 1er étage gauche
Dates : 2e et 4e lundis, 1re rencontre lundi le 4 juin 2012 à 20 h 30
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Sydney LEVY, sydneylevy.pro@gmail.com
4) Religions et Cultures
A. « PSYCHANALYSE AU MAGHREB ET AU MACHREK »
Argument
La question des représentations culturelles traverse de diverses façons la clinique du sujet dès lors que l’on s’intéresse en psychanalyse au champ de l’altérité en lien aux cultures.
On voit bien dans la clinique psychanalytique comment les expressions culturelles témoignent du sujet, et cela à différents niveaux, dans les modalités du désir et des résistances, dans les représentations de l’alliance et de la parenté non sans effets sur les rapports entre les hommes et les femmes, dans les représentations des filiations et des transmissions, dans les effets des relations maternelles précoces prises dans les modes culturels d’éducation, dans les remaniements potentiels ou non dans les temps de l’adolescence dans la subjectivité des filles, pour ne citer que ces quelques exemples.
Dans le champ culturel du Maghreb et du Machrek, le religieux, en l’occurrence ici l’islam, et ses modes de représentations, est important à prendre en compte. La question se pose dans le contexte actuel des traditions, des croyances et rituels et de la subjectivité dans le quotidien des individus. Cela dans l’articulation aux modalités multiples de croyances avec leurs points de nouages singuliers, mais aussi dans une interrogation entre ces interstices du sujet et du groupe, dans ce qui fait le sujet, et ce qui fait culture, au sens quasi anthropologique, dans les modalités d’alliances et de filiations, sachant qu’elles participent à figurer la loi dans la culture. C’est pourquoi s’interroger sur la question à partir de la clinique de la constitution du sujet dans la culture rend nécessaire une approche anthropologique avec en toile de fond la charia et ce qu’elle « révèle » de la parenté de l’héritage, etc.
Dates : 3e jeudi (16 février, 15 mars, 19 avril, 17 mai, 21 juin 2012)
Lieu : A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris, Esc A, 12e étage, App 712.
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Saïd BELLAKDHAR, sbellakhdar@club-internet.fr
B. « JUNG, LACAN ET L’ORIENT : SUR LA PISTE DE NOS PARADOXES CULTURELS »
Argument
Dès 1919, Carl Gustav Jung, le plus proche dissident de Freud aura été amené, au contact des traditions orientales, à proposer un changement de cap radical par rapport à la psychanalyse freudienne. Une réflexion qui a connu un tournant grâce à sa lecture d’un ouvrage d’alchimie taoïste que son ami et sinologue Richard Wilhelm aura porté à sa connaissance. En France, Lacan, fort de ses échanges avec François Cheng, lettré et poète d’origine chinoise, futur académicien, a déclaré en 1971 dans son séminaire souvent appelé aujourd’hui « séminaire chinois » : « C’est peut-être que je ne suis lacanien que parce que j’ai fait du chinois autrefois. » Un contact avec le Japon en 1972 aura conduit Lacan à supposer que les Japonais sont « inanalysables », tandis que son projet avorté de voyage en Chine en 1974 était pour lui l’occasion d’envisager s’il y a un inconscient en Chine ; expression d’un retour du refoulé théorique du premier Lacan d’avant Levi-Strauss ? Et si le détour de Jung par l’Orient, et en particulier son intérêt pour les représentations culturelles chinoises, l’avaient conduit à se détourner « naturellement » de la « psychanalyse appliquée » dont Freud attendait tant à la même époque ? Une « rupture », – si rencontre il y eût ! – entre Freud et Jung qu’on aurait tort de réduire à un simple différend théorique au sujet de la théorie sexuelle infantile. Pour Jung, aux prises avec la clinique de la psychose, la connaissance de l’Orient restait un moyen pour l’Européen de ré-intégrer toute une part clivée de sa tradition culturelle, dont découle sa conception du « Self », à une époque où Freud qui travaillait sur les psychonévroses était entièrement tourné vers Rome et la Grèce. Une relation en miroir Freud-Jung, deux hommes à la fois si proches et si lointains, qui pourrait bien se faire le cristallisateur de nos propres paradoxes culturels dont témoigne indirectement le destin de la théorie en psychanalyse, et qui aurait à se répéter à travers les débats finis et infinis entre psychanalyse et psychothérapies. Lacan ne disait-il pas de Jung en 1975 pour mieux le critiquer : « Il a dit toute la vérité, c’est même son tort, il n’a dit que cela. » Et c’est précisément sur ce terrain de la subjectivité et d’un autre rapport à la « vérité » que pourraient nous convoquer les représentations culturelles chinoises. En faisant ressortir l’intelligence anthropologique qui a pu motiver ce virage théorique chez Jung, et en l’éclairant des avancées théoriques en psychanalyse depuis Freud, on est en droit d’attendre une autre lecture du phénomène culturel et religieux moins orienté culturellement ; ou comment faire du désir de Chine un désir de penser...
Lieu : Institut Ricci, 14 rue d’Assas, 75006 Paris
Dates : Début avril (Dates à préciser)
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Patrick SIGWALT, sigwaltpa@wanadoo.fr
5) Psychanalyse, Art et Littérature
« LA PSYCHANALYSE AU CINÉMA »
Argument
Notre recherche des films tournés autour du thème de la psychanalyse se concentre sur les mises en scène explicites des problèmes de l’analyse freudienne, tels Sept ans de réflexion, Soudain, un été dernier, La maison de Dr Edwards, Freud, Une passion, Casanova 70, A Dangereous Method, sans oublier les débris, les traces des films qui sont restés au stade de projets, tel Passion, où Godard a pensé traiter Freud confronté au cas de Dora. Un film de Murnau auquel ont collaboré les deux psychanalystes de la première période, possède un statut particulier. De tous ces films surgissent les aspects spécifiques, notamment la représentation de la sexualité, de la folie, du discours psychanalytique, enfin de la figure du psychanalyste. La fiction cinématographique peut assumer ainsi le rôle quasi documentaire, et didactique, d’une explication théorique des leçons de la psychanalyse, comme dans les films de John Huston ou de David Cronenberg.
Lieu : A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris, Esc A, 12e étage, App 712.
Dates : 1er dimanche du mois 21h/23h (1er avril, 6 mai, 3 juin, 2 septembre, 6 octobre, 4 novembre et 2 décembre)
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Branko ALEKSIĆ, branko.aleksic@sfr.fr
6) Psychiatrie et Psychanalyse
A. « DE L’USAGE DU DIAGNOSTIC »
Argument
Pour « faire un bon diagnostic » il faut savoir observer, avec un coup d’œil vif et tranchant ; investiguer, de manière souple et déterminée mais aussi juger, sur la base de critères nets et assurés. Or, l’observation et l’investigation s’apprennent d’abord en pratiquant car la théorie n’éclaire qu’indirectement ce type d’activité intellectuelle. C’est en racontant ou en montrant un cas à des collègues, que des manières de faire et des indices pertinents (ou pas) ressortent et sont mis en discussion. Juger est en revanche un processus très compliqué et épineux. Il s’agit de discerner, de faire parler, d’ordonner des indices qui ont émergé et que l’on a enregistrés lors de l’entretien. Mais selon quels critères ? A priori, un médecin qui « fait le bon diagnostic » s’appuie sur des critères scientifiques, indépendants de jugements de valeurs et critiquables ce qui est très complexe voire hors de propos pour les praticiens de la santé et de la pathologie mentale qui ont fréquemment des avis très différents sur un même patient. Ce qui renvoie leur avis à une opinion et pas à une expertise. Les critères de jugement en eux-mêmes peuvent avoir été élaborés sur des conceptions dissemblables et devenir contradictoires à propos d’un même phénomène. Les débats sur ces problèmes, et notamment autour du DSM ont plutôt eu tendance à radicaliser des positions divergentes sur des définitions générales de la maladie mentale.
Deux domaines d’application à étudier :
- le médico-légal : usages du diagnostic dans la pratique médico-légale, réponse à la question de l’irresponsabilité, importance particulière aujourd’hui de la notion de trouble de la personnalité.
- Le médico-administratif : usages des diagnostics dans le cadre de la gestion des institutions médico-psychologiques ou médico-sociales, possible influence du diagnostic épidémiologique sur les décisions prises.
Lieu : A2IP, 8 rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris, Esc A, 12e étage, App 712.
Dates : 1er vendredi du mois (21h/23h)
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Frédéric ADVENIER, frederic.advenier@gmail.com
B. « L’ÉPISTÉMOLOGIE PSYCHANALYTIQUE DE LA PSYCHOSE »
Argument
La prise en charge actuelle de la psychose est souvent remise en question par les autorités de santé dans la mesure où celles-ci considèrent que les soins apportés aux patients ne sont pas probants, ce qu’elles soulignent notamment par le manque d’évaluations, tant quantitatives que qualitatives. Ces autorités de santé préfèrent alors financer la toxicomanie pour laquelle la question du soin psychique se réduirait à la conduite addictive ou non du patient, ou bien le vieillissement de la population dont le soin psychique se réduirait à la dégradation ou non des facultés cognitives, ou encore les adolescents pour qui les problèmes psychiques se réduiraient aux bons ou aux mauvais comportements, les TCC ayant ainsi trouvé leur légitimité. C’est pourquoi les services de psychiatrie d’orientation analytique qui traitent de la psychose disparaissent au profit de ceux qui traitent des pathologies de la cognition et du comportement, si bien que les patients psychotiques qui n’ont pas nécessairement de déficit cognitif ou de comportement déviant, sont de plus en plus les laissés pour compte de la « santé mentale ». Notons d’ailleurs que cette expression de « santé mentale » est marquée par une réduction drastique du champ sémantique de la psychée, puisque le terme de mental désigne uniquement les facultés du psychisme.
Pourtant la psychose est une véritable pathologie, parfois qualifiée de « lourde », « aiguë », ou encore « grave ». Alors comment élaborer une épistémologie psychanalytique de la psychose qui puisse justifier auprès des autorités de santé une pratique clinique qui lui est propre? Pourquoi les soins de la psychose ne sont-ils pas évaluables ? Et s’ils le sont, comment le montrer ? Quelles sont les causes de la psychose, et comment les traiter ? Si elle n’en a pas, comment faire pour que les patients deviennent normaux ou névrosés ? Ou dit encore autrement, existe-t-il des causes à la normalité ou à la névrose qui permettraient de traiter les patients psychotiques ? Comment justifier le fait que les psychothérapies analytiques permettent de traiter la psychose ? Plus fondamentalement encore, une épistémologie psychanalytique de la psychose est-elle possible ?
À travers ces quelques questions, on constate que le champ épistémologique de la psychanalyse concernant la psychose reste à construire, et que cette absence met à mal la pratique clinique qui en découle. C’est pourquoi nous essaierons de pallier cela en privilégiant deux axes de recherche qui se répondent réciproquement, celui de l’épistémologie psychanalytique de la psychose, et celui de sa pratique clinique. Notre réflexion s’articulera autour de trois thèmes principaux :
- la question de l’évaluation des soins
- la question de l’étiologie de la psychose
- la question thérapeutique de la psychose
Lieu : Hôtel de Montmor, 79 rue du Temple, 75003 Paris, Hall A/Inter : « S-T »/3e étage/Appartement A 35 (à droite au fond du couloir en sortant de l’ascenseur)
Dates : 1er mercredi du mois à 20 h 30. Première rencontre le mercredi 4 avril 2012
Pour s’inscrire, prendre contact avec le responsable : Sylvain TOUSSEUL, sylvain.tousseul@hotmail.fr
WORKSHOPS DE L’A2IP
L’Association organise trois fois par an des Rencontres scientifiques qui se tiennent à Paris.
Maison des Associations du 14e
22, rue Deparcieux
75014 Paris
(Métro: Gaîté ou Denfert-Rochereau)
Samedi entre 10 h et 18 h
Ces rencontres ont pour fonction d’échanger sur le travail effectué au cours d’une année sur le thème d’un séminaire et sont organisées par le Bureau de l’A2IP en liaison avec les responsables des Séminaires, lesquels ont lieu régulièrement au cours de l’année (voir « Séminaires »).
Elles sont ouvertes uniquement sur inscription préalable dans la mesure des places disponibles et donneront lieu à une information sur le Site, www.a2ip.org, et par email, interactions.psychanalyse@gmail.com, auprès des membres de l’A2IP.
RENSEIGNEMENTS sur le Site de l’Association www.a2ip.org
INSCRIPTIONS : Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris
Prochains Workshops en Automne 2012
1- « ANNA SEGAL » (organisé par Francis Drossart)
Date : 24 novembre 2012
Argument communiqué ultérieurement
(Avec la participation de Florence Guignard, Geneviève Haag, Didier Houzel, Bernard Golse, John Steiner, Judith Jackson, Patrick Quinodoz)
2- « L’ENGAGEMENT POLITIQUE DES INTELLECTUELS » (organisé par Sophie de Mijolla-Mellor)
Date (à confirmer) : Samedi 8 décembre 2012
Argument
Interroger la pensée comme un acte vise à lui restituer tout son poids, sa valeur et partant sa responsabilité historique lorsqu’elle devient un instrument d’aliénation alors que son projet conscient était tout autre, visant essentiellement la connaissance. L’histoire de la philosophie est riche d’exemple à cet égard allant de Machiavel à Marx et Carl Schmitt lui-même invoquera pour sa défense qu’on n’aurait pas trainé Rousseau devant un tribunal parce que sa pensée avait inspiré les Jacobins…Quand et comment passe t’on la limite qui va transformer en actes irréparables une réflexion ou une illustration artistique autour de thèmes comme celui du droit de la force, ou celui de l’identité nationale fondée sur le sang et le sol ? La pensée, qui ne peut être que libre pour exister, doit-elle pour autant être considérée comme irresponsable vis-à-vis de ce qu’elle peut engendrer ?
L’idée que le philosophe est le mieux placé pour donner des conseils au Prince voire pour gouverner la Cité n’est jamais très loin de l’attitude de ceux qu’il est convenu d’appeler les « intellectuels ». Sollicités par les médias de donner leur avis éclairé sur tel ou tel fait d’actualité, il leur est souvent bien difficile de résister à la tentation de sortir de la réserve, que devrait pourtant leur suggérer l’oiseau de Minerve, quant à la nécessité de prendre le temps de la réflexion. Mais peut-on s’abstraire de l’engagement politique ? On ne vise pas ici le fait que des intellectuels à titre simplement citoyen puissent avoir une action politique – en manifestant, signant des pétitions ou en étant membres d’un parti – mais le fait qu’ils le fassent au nom de leur qualité voire de leur œuvre. C’est la rencontre entre une pensée, une création qu’elle soit de nature théorique ou artistique avec une mise en acte politique qui retiendra ici notre analyse.
Quelle fonction occupent-ils alors pour les politiques ? Sont-ils des alliés bienvenus ou des témoins gênants ? On envisagera à partir d’exemples aussi bien la fonction incitatrice d’un tel engagement pour l’auteur d’une œuvre, qui va s’y trouver pour un temps confondue, que le souffle conféré à l’action politique par les mots et les images de ceux qui vont porter leurs idéaux au-devant du public.
La question de la responsabilité politique du théoricien sera simultanément du propos. Rappelons en effet que, lors du procès de Nuremberg le substitut Robert Kemper s’adresse à Carl Schmitt en ces termes : « Notre point de vue est que les organes d’exécution dans l’administration, le commerce et l’armée, ne sont pas plus importants que les Messieurs qui ont pensé la théorie, le plan pour toute l’affaire ». Carl Schmitt a-t-il consolidé scientifiquement les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité notamment par sa théorisation du Grossraum ? Mais la complexité de la pensée de cet auteur qui lui vaut de servir de théoricien aussi bien à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche ne doit-elle pas induire une réflexion en profondeur sur l’irréductibilité de la position du théoricien vis-à-vis des actes qui tenteront de s’en revendiquer ?
On s’interrogera aussi sur les risques que cet engagement peut impliquer pour celui qui quitte le domaine de la pensée et sa traduction langagière ou plastique pour l’action avec ses emportements et son absence de limites.
COLLOQUES INTERNATIONAUX DE l’A2IP
AVRIL 2012 AU BRÉSIL
« L’engagement politique des intellectuels »
Le même thème fera l’objet de deux colloques successifs :
À RIO de JANEIRO (organisé par Marilia Arreguy et Joël Birman)
Date : 23 et 24 avril 2012
À SAO-PAULO (organisé à la USP par Nelson da Silva Junior, Daniel Kupermann, Ana Lofredo)
Date : 27 avril 2012
RENSEIGNEMENTS sur le Site de l’Association www.a2ip.org
INSCRIPTIONS : Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris
JUIN 2012 EN TURQUIE
Le « narcissisme des petites différences » à l’épreuve du politique
22, 23 et 24 juin 2012 1re Rencontre internationale à ISTANBUL
Organisée par : Sophie de Mijolla-Mellor et Tevfika Ikiz
RENSEIGNEMENTS sur le Site de l’Association www.a2ip.org
INSCRIPTIONS en France : Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris
Argument :
L’histoire de tous les pays est jalonnée par ces conflits récurrents et coûteux en vies humaines qui se sont joués aux frontières. Leur violence exacerbée – qui va bien au-delà de ce dont la dimension économique et politique peut rendre compte – est éclairée par l’approche psychanalytique, en l’occurrence par la réflexion sur les mécanismes en jeu dans la haine du voisin immédiat, si proche et si semblable, qu’il faut attaquer pour ne pas risquer pas de s’y confondre. Les bornes de l’identité du sujet sont celles de son narcissisme, aussi la trop grande proximité risque-t-elle toujours d’engendrer l’angoisse telle que la connaît le phobique ou l’agressivité spéculaire telle que l’a définie Jacques Lacan. On envisagera ici des questions comme la revendication de la langue nationale, les conflits entre la délimitation des états par la communauté internationale et le sentiment d’appartenance communautaire tel qu’il transcende ces frontières, la transmission de l’identité culturelle face aux idéaux cosmopolites. L’approche sera psychanalytique et psychosociale privilégiant l’analyse à partir de situations cliniques telles que les thérapeutes peuvent avoir à les connaître et mesurant ainsi l’impact du politique dans la psychè individuelle. (S. de Mijolla-Mellor)
Avec la participation de : TEVFIKA IKIZ (Turquie) « Le sujet entre Est et Ouest », JACQUES PERGET (France) « Proximité et singularité entre les nations », LEVENT KAYAALP (Turquie) « Les racines humaines de la destructivité », SOPHIE de MIJOLLA-MELLOR (France) « Le narcissisme national entre la France et l’Allemagne », DÜCANE CÜNDİOĞLU (Turquie) « Entre âme et esprit : la métaphysique neuronale moderne », GAZMEND KAPLLANI (Grèce) « L’insupportable similarité de l’Autre : une histoire balkanique », PINAR PADAR (Turquie) « Qui est mon frère ? À qui est ma sœur ?… Quand le contrat social se brise », ALPER ŞAHİN (Turquie) « Le narcissisme des politiques éducatives de l’état suprême ottoman et de la république turque », AYŞENUR BAY AYTEKİN (Turquie) « Le lien narcissique entre l’empire ottoman et la république turque », ANTOINE COURBAN (Liban) « Printemps arabe et modernité », ANDRE MICHELS (Luxembourg) « Division des sciences (Al-Farabi) et fondement du politique », JACQUES VIGNEAULT (Canada) : « La psychanalyse au Canada, une totalité fragmentée », BEHİCE BORAN (Turquie) « La violence non assumée », DEFNE TAMAR (Turquie) « Le narcissisme du pouvoir », ILKER ÖZYLDIRIM (Turquie) « Grandir avec la violence », SAÏD BELLAKHDAR (France/Algérie) «Lien social et narcissisme des petites différences », JOËLLE BORDET (France) « Stigmatisation et xénophobie », GERASSIMOS STEPHANATOS (Grèce) « De la haine nécessaire à la clôture totalitaire du sens », RÉMY POTIER (France) « Choc des idéaux, épreuve de la différence » et la participation de NADER BARZIN (Iran), TALAT PARMAN (Turquie), PHILIPPE GUTTON (France), DOMINIQUE FESSAGUET (France), ROBERT NEUBURGER (Suisse).
OCTOBRE 2012 en RUSSIE
« Vie et œuvre de Lou Andreas-Salomé »
Lieu : Saint-Petersbourg
Date : 14 octobre 2012
Organisé par Inna OSIPOVA, Branko ALEKSIĆ, Sophie de MIJOLLA- MELLOR
RENSEIGNEMENTS sur www.freud.ru et sur le Site de l’Association www.a2ip.org
INSCRIPTIONS en France : Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris
DÉTAIL DES PROGRAMMES DES COLLOQUES INTERNATIONAUX
AVRIL 2012 AU BRÉSIL
« L’engagement politique des intellectuels »
Le même thème fera l’objet de deux colloques successifs :
À RIO de JANEIRO (organisé par Marilia Arreguy et Joël Birman)
Date : 23 et 24 avril 2012
À SAO-PAULO (organisé à la USP par Nelson da Silva Junior, Daniel Kupermann, Ana Lofredo)
Date : 27 avril 2012
Cycle International de Conférences et Débats
Crises dans l'éducatif: violences, politiques et le rôle du chercheur
Historique: Le IIIe Cycle International de Conférences et Débats est un événement itinérant né d’une part de rencontres et d’échanges de travaux réalisés depuis 2004, ainsi que de deux projets de coopération scientifique internationale réalisés entre des chercheurs brésiliens et français durant la période 2008-2012, intitulés « Sublimation et processus culturels », et « Criminalités collectives et individuelles ». La première édition publique de ces recherches en avril 2008 avait pour sujet « Lectures Psychanalytiques du Crime », et eut lieu à l'Institut de Médecine Sociale de l'Université de l'État du Rio de Janeiro - IMS-UERJ, en partenariat avec la Faculté d'Éducation de l'Université Fédérale Fluminense - FE-UFF, la Post Graduation en Psychologie de l'Université Catholique de São Paulo – PUC-SP, et l'Institut de Psychologie de l'Université de São Paulo – IP-USP.
En 2009, la seconde édition de l'événement eut lieu dans l'IP-USP et fit également partie intégrante du Programme de Post Graduation en Santé Mentale et Psychologie Médicale de la Faculté des Sciences Médicales de l'UERJ. Le thème des échanges s’intitulait cette fois: « Parentalité, féminité et addictions ». Autant de fois que ces rencontres eurent lieu, nous eûmes le plaisir d’y voir participer de manière intense des chercheurs, professeurs, étudiants de graduation, master recherche, master pro et doctorants dans des différents domaines, ainsi que des professionnels de santé (publique ou privée) comme des psychologues, médecins, psychiatres, physiothérapeutes, infirmières, assistantes sociales, etc.
Argument :
La troisième édition du Cycle de Débats et Conférences aura donc lieu à l'Institut de Psychologie de l'USP et à la Faculté d'Éducation de l'UFF. L'étape « Rio de Janeiro » se passera à l'UFF – Niterói-RJ, et s'intitulera « Crises dans l'éducatif: violences, politiques et le rôle du chercheur ». Nous tenterons d’aborder ce sujet sous un angle pluridisciplinaire, ceci en nous penchant particulièrement sur les interactions que peuvent entretenir la psychanalyse avec l'éducation, et faisant référence au thème proposé par le groupe français pour l'année 2012 soit : « Le rôle politique des intellectuels ».
La discussion portera essentiellement sur la question de la violence toujours croissante dans les écoles au niveau international, et insistera sur les échanges d’expériences entre des chercheurs et des professionnels de l'éducation et de la santé, brésiliens et français. En effet, dans un système néolibéral capitaliste « globalisé », les politiques de guerre sont menées de plus en plus au détriment de l'éducation et de la santé. Nous tenterons alors de définir en quoi la multiplication des actes transgressifs, des crimes individuels ou des manifestations collectives traduisent des sentiments de révolte, d'indignation et de soif de changement social radical, contrairement aux politiques stigmatisantes qui tentent à médicaliser et « judiciariser » ces actes, en ce sens qu’ils occultent absolument la dimension du désir et de droit chez les enfants et les jeunes commettant ces actes.
Cette rencontre pluridisciplinaire vise à la construction d'un débat abordé sous l’angle de la psychanalyse, mais aussi pondéré par une approche philosophique et un regard anthropologique à propos du lien établi entre l'élan criminel et le désir de savoir et de justice intrinsèque à l'humain. Nous insisterons sur l’origine pulsionnelle archaïque de ce désir que l’on considère au centre des disputes politiques évoquées plus haut, et sur son rapport avec le domaine familial et éducatif. Ainsi, la réflexion qui mènera ce cycle de débats portera sur la critique de l'imbrication entre des politiques hégémoniques versus une véritable et souhaitable transformation du lien social. Ainsi, nous nous poserons des questions telles que : Quel est le rôle du chercheur (et de l'intellectuel) devant ce scénario où la violence surgit comme passage à l'acte criminel au milieu des institutions éducatives? Dans quelle mesure l'écoute psychanalytique combinée à des élaborations philosophiques et à un visage anthropologique humanitaire peut contribuer à la déconstruction d'un modèle économique tyrannique dans ses effets pervers visant la sphère éducationnelle?
Programme:
23/04/2012 – Lundi
9 à 12 heures – Conférence
La mort donnée – Implication et responsabilité politique des intellectuels
Sophie de Mijolla-Mellor – Université Paris Diderot
Débat : Jô Gondar – UNIRIO
Modération : Marília Etienne Arreguy – UFF
14 à 17 heures – Table ronde
Dimensions de la violence dans l'éducation contemporaine
Violence scolaire en France
Isabelle Berthereau – Association Française d’Éthologie
Production des subjectivités et « délinquance »
Cristina Rauter – ICHF – UFF
Racisme, cordialité et le sujet noir au Brésil actuel
Maria das Graças Gonçalves – FE UFF
(In)sécurité dans les écoles : bullying)
Giovanna Marafon – FE UFF
Modération: Hustana Vargas – PPGE UFF
24/04/2012 – Mardi
9 à 12 heures – Conférence
L'incontournable désir de servitude comme source de violence
Christian Hoffmann – Université Paris Diderot
Débat : Joël Birman – IP UFRJ
Modération : Sandra Cabral Baron – PPGE – UFF
14 à 17 heures – Table ronde
Tendances criminelles et la violence contre-naturans
Alors, pour quoi tue-t-on ?
Francisco Ramos de Farias – UNIRIO
Limites de la parole dans la pratique de l’enseignement
Maria Angélica Pisetta – FE UFF e Luciana Gageiro Coutinho – FE UFF
Entre violence et savoir : la position du chercheur
Marília Etienne Arreguy – FE UFF
Modération: Cristina Lúcia Maia Coelho – FEUFF
Faculté d'Éducation – Université Fédérale Fluminense – FEUFF
Campus Gragoatá – Bloco D – Auditorium Florestan Fernandes
Entrée Libre
Inscriptions : subjetividadefeuff@gmail.com
Réalisation : Équipe de Recherches « Subjectivité, Éducation et Culture » [Núcleo de Pesquisas Subjetividade, Educação e Cultura – NUPES - CNPQ]
Comité d'Organization : Marília Arreguy; Hustana Vargas; Luciana Gageiro.
Comité Scientifique : Cristina Lúcia Maia Coelho; Sandra Cabral; Lucia Lehmann; Iduína Chaves; Francisco Ramos de Farias; Joel Birman; Cristina Rauter; Jô Gondar; Daniel Kupermann, Nelson da Silva Jr.
Appui Technique : Marina Morena; Giulia Camporez; Camilla Ribeiro; Lucinda Porto; Rosangela Koppe; Rafael Soares Gonçalves; Bruna Osório; Daniel Leoncini; Danusa Eufrázio; Bárbara de Souza; Yasmim Freitas, Clarice Boechat, Noémi Schwab.
Financement : CAPES, FOPESQ-PROPPI
JUIN 2012 EN TURQUIE
Le « narcissisme des petites différences » à l’épreuve du politique
22, 23 et 24 juin 2012 1re Rencontre internationale à ISTANBUL
Organisée par : Sophie de Mijolla-Mellor et Tevfika Ikiz
Rencontres internationales de l’Association Internationale Interactions de la Psychanalyse (A2IP) en TURQUIE (Istanbul)
AYNALI GEÇİT Meşrutiyet cad Avrupa Pasajı n° 8, 2e etage Galatasaray Istanbul
Argument
La notion freudienne de « narcissisme des petites différences » est un exemple d’approche conceptuelle qui convient aussi bien à l’analyse individuelle qu’à celle des collectifs justifiant que l’on s’interroge sur l’efficacité de son emploi dans ce domaine. L’histoire de tous les pays est en effet jalonnée de ces conflits récurrents et couteux en vies humaines qui se sont joués aux frontières. Leur violence exacerbée - qui va bien au-delà de ce dont la dimension économique et politique peut rendre compte – est-elle en revanche éclairée par l’aspect psychologique, en l’occurrence par cette notion de la haine du voisin immédiat ? Ce dernier en effet, si proche et si semblable, devient alors celui qu’il faut l’attaquer pour ne pas risquer pas de s’y confondre. Les bornes de l’identité du sujet sont celles de son narcissisme, aussi la trop grande proximité risque-t-elle toujours d’engendrer l’angoisse telle que la connait le phobique ou l’agressivité spéculaire telle que l’a définie Jacques Lacan. On envisagera ici des questions comme la revendication de la langue nationale, les conflits entre la délimitation des états par la communauté internationale et le sentiment d’appartenance communautaire tel qu’il transcende ces frontières, la transmission de l’identité culturelle face aux idéaux cosmopolites. L’approche sera psychanalytique et psychosociale privilégiant l’analyse à partir de situations cliniques telles que les thérapeutes peuvent avoir à les connaitre et mesurant ainsi l’impact du politique dans la psychè individuelle.
Présentation de l’A2IP
L’identité de l’Association repose sur la notion d’interdisciplinarité telle qu’elle apparaît aujourd’hui plus que jamais indispensable pour faire progresser la recherche.
L’axe commun qui réunit les recherches est épistémologique, se proposant d’étudier sous toutes ses formes les effets à l’intérieur de la psychanalyse elle-même des emprunts de modèles qu’elle a pu faire aux diverses sciences humaines et champs de la culture. Il ne s’agit donc pas de «psychanalyse appliquée», mais d’une approche nouvelle prenant en compte non seulement l’impact et les retentissements de la découverte freudienne de l'inconscient dans les Sciences de l’Homme, mais aussi les effets des modèles propres à ces domaines sur la psychanalyse elle-même, comme méthode et théorie de la cure. On travaille ainsi la pénétration réciproque des concepts, la spécificité des champs du savoir, leur imperméabilité éventuelle et donc les limites de ces interactions.
Vendredi soir 22 juin
17 h : Accueil
17 h 30 : Ouverture du colloque international et présentation de l’A2IP et du thème du colloque par Sophie de Mijolla-Mellor et du Groupe turc de l’A2IP par Tevfika IKIZ
18 h : TEVFIKA IKIZ (Turquie): « Le sujet entre Est et Ouest »
18 h 30 : JACQUES PERGET (France) : « Proximité et singularité entre les nations »
19 h : Discussion
20 h : Pot d’accueil (AYNALI GEÇİT Meşrutiyet cad Avrupa Pasajı n° 8, 2e étage Galatasaray Istanbul)
Samedi 23 juin
Matinée présidée par Tevfika Ikiz et modérée par Defne Tamar
9 h – 10 h : LEVENT KAYAALP(Turquie) : « Les racines humaines de la destructivité»
10 h – 11 h : SOPHIE de MIJOLLA-MELLOR (France) : « Le narcissisme national entre la France et l’Allemagne »
Pause de 15 mn
11 h 15 – 12 h15 : Discussion des deux exposés par Nader BARZIN (Iran) et TEVFIKA IKIZ (Turquie)
12 h 15 – 13 h : Débat général avec la salle
Déjeuner libre
Après-midi présidée par Sophie de Mijolla-Mellor et modérée par Tevfika Ikiz
14 h – 15 h : DÜCANE CÜNDİOĞLU (Turquie) : « Entre âme et esprit : la métaphysique neuronale moderne »
15 h – 16 h : GAZMEND KAPLLANI (Grèce) : « L’insupportable similarité de l’Autre : une histoire balkanique »
Pause de 15mn
16 h15 – 17 h15 : Discussion des deux exposés par TALAT PARMAN (Turquie) et ANTOINE COURBAN (Liban)
17 h15 –18h : Débat général avec la salle
20 h : Dîner musical en bateau autour du Bosphore (sur inscription)
Dimanche matin 24 juin
Ateliers par groupes linguistiques
Les groupes seront en turc/anglais ou en français/anglais. Les participants disposeront de la version écrite traduite dans la langue non utilisée par le conférencier
Chaque intervention sera limitée à 20 mn, suivie de 10 mn d’échanges
9 h – 10 h 30 :
1er Atelier en turc/anglais : modéré par Tevfika Ikiz (Turquie)
PINAR PADAR (Turquie) : « Qui est mon frère ? À qui est ma sœur ? …Quand le contrat social se brise.»
ALPER ŞAHİN (Turquie) : « Le narcissisme des politiques éducatives de l’état suprême ottoman et de la république turque »
AYŞENUR BAY AYTEKİN (Turquie) : « Le lien narcissique entre l’empire ottoman et la république turque »
9 h – 10 h 30 :
1er Atelier en français/anglais : modéré par Sophie de Mijolla-Mellor (France)
ANTOINE COURBAN (Liban) « Printemps arabe et modernité»
ANDRE MICHELS (Luxembourg) « Division des sciences (Al-Farabi) et fondement du politique »
JACQUES VIGNEAULT (Canada) : « La psychanalyse au Canada, une totalité fragmentée »
Pause à 10 h 30
11 h –13 h :
2e Atelier en turc/anglais : modéré par Levent Kayaalp (Turquie)
BEHİCE BORAN (Turquie) : « La violence non assumée »
DEFNE TAMAR (Turquie) : « Le narcissisme du pouvoir »
ILKER ÖZYLDIRIM (Turquie) : « Grandir avec la violence »
11 h – 13 h :
2e Atelier en français/anglais : modéré par Dominique Fessaguet (France)
SAÏD BELLAKHDAR (France/Algérie) «Lien social et narcissisme des petites différences »
JOËLLE BORDET (France) « Stigmatisation et xénophobie »
GERASSIMOS STEPHANATOS (Grèce) : « De la haine nécessaire à la clôture totalitaire du sens »
RÉMY POTIER (France) : « Choc des idéaux, épreuve de la différence »
Fin du colloque à 13 h
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Lieu de rencontre : Aynalı Geçit, Avrupa Pasajı 2. kat Galatasaray - İstanbul
Langues officielles : La traduction simultanée turc/ français sera assurée le samedi.
Les ateliers du dimanche sont répartis en deux groupes linguistiques, les textes des interventions seront disponibles en français et en turc.
INSCRIPTIONS en France :
Mme Ségolène PAYAN
86 av de Flandre, 75019 Paris
DROITS D’INSCRIPTION
Seuls les bulletins d’inscription accompagnés du paiement des droits seront traités.
Les droits d’inscriptions couvrent la participation au congrès, le cocktail de bienvenue, les pauses café. La participation au dîner sur le bateau « Tour du Bosphore » (35 €) fait l’objet d’une inscription à part à régler sur place. Ne pourront cependant participer que ceux qui en auront fait la demande dans le bulletin d’inscription.
Membres de l’A2IP 120 €
Non membres 160 €
Étudiants membres de l’A2IP 60 €
Étudiants non membres 80 €
PAIEMENT
*Par chèque : À l’ordre de l’A2IP tiré sur une banque française et envoyé à la trésorière de l’A2IP (Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris)
** Par virement bancaire (tous frais à votre charge) en faveur de l’A2IP sur le compte :
ÉTABLISSEMENT GUICHET N° COMPTE CLÉ RIB
20041 01010 0666037F031 40
IBAN BIC
Identifiant international de compte Identifiant international de l’établissement
Bank Identifer Code International Bank Account Number
FR28 2004 1010 1006 6603 7F03 140 PSSTFRPPNCY
OCTOBRE 2012 EN RUSSIE
« Vie et œuvre de Lou Andreas-Salomé »
Lieu : Saint-Petersbourg
Date : 14 octobre 2012
Organisé par Inna OSIPOVA, Branko ALEKSIĆ, Sophie de MIJOLLA- MELLOR
RENSEIGNEMENTS sur www.freud.ru et sur le Site de l’Association www.a2ip.org
INSCRIPTIONS en France : Mme Ségolène PAYAN, 86 av de Flandre, 75019 Paris
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