COMMUNIQUE DE PRESSE DU
SNPP
(Syndicat National des Psychiatres Privés)
Le 07/04/2019

 

Après les psychanalystes… attaques en règle contre les psychiatres
Ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère sur les ondes de RMC ce matin-là !
«  Il faut arrêter de parler de psychiatrie, c’est insupportable », « C’est fini la psychiatrie »  a-t-on entendu lors de l’éditorial de Jean-Claude Bourdin qui recevait Sophie Cluzel, secrétaire d’état chargée de la personne handicapée, ce mardi 4 avril. Propos auxquels ont aussitôt réagi le Pr Bernard Golse et le Dr David vice-Président du SPH dans la tribune du Journal Libération qui s’en est offusqué. 

Me Sophie Cluzel se fait porte-drapeau d’un mouvement qui veut apporter des solutions rapides et efficaces à la prise en charge des enfants autistes. Nous entendons qu’il s’agit d’abord de fuir les psychiatres, puis les toubibs (sic) qui, incapables, banaliseraient et feraient perdre un temps précieux. Ce serait enfin au médecin généraliste (mais n’est-il pas toubib?) que reviendrait la palme de la clairvoyance: il deviendra référent et saura diagnostiquer puis diriger vers psychomotriciens et ergothérapeutes et en bilan neuropsychologique. Les soins de rééducation deviendront entièrement gratuits grâce aux 350 millions d’euros débloqués. Voici une partie des propositions de Madame la déléguée qui semble dire que du passé faisons table rase, Autistes et Familles, nous apportons un souffle nouveau sans psychiatres, tout va enfin changer. 

Face aux mensonges, à l’ignorance totale, au mépris et au déni pour le travail fourni et difficile des psychiatres, affichés par les représentants du peuple et certains médias qui les relaient, les psychiatres de l’Afpep-Snpp sont scandalisés et exigent qu’un débat soit organisé avec des représentants de la psychiatrie. Le sujet de l’Autisme est tristement devenu un enjeu politique. Derrière ces récupérations politiciennes, qu’en est-il du bien-être de ces enfants, de leur prise en charge spécialisée, de l’accompagnement des parents… ce que font les professionnels de la psychiatrie avec engagement et humanité, sachant qu’ils se confrontent aux mêmes difficultés majeures que dans toutes les pathologies complexes à étiologie multifactorielle. 

Dr Françoise Duplex, vice-président AFPEP-SNPP