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Steven Cohen invité de novart à Bordeaux

Steven Cohen, Thoughts on performance « Performance art is really about vegetarians eating blood and men fingering their cunts; it is art eating itself and art fucking itself for the first time every time. […] If people encountering my work wonder about what they see, I am happier than if they conclude something - I would rather be the cause of wonder than of conclusion. The value of my work is more in it being a speculum than a suture. » http://vweb.isisp.net/~elu@artslink.co.za/stevencohen/thoughts.htm Rarement la base sous-marine aura aussi bien servi un projet qu’en accueillant pour deux...
Spectacle
dans la maison
François Ozon, 2012, Dans la maison : Les noms du père ? Jacques Lacan nous a laissé un certain nombre de formules étranges, dont on sent qu’il faut du temps et du jeu pour que peu à peu, ou par chance, à l’occasion, l’une d’elle s’éclaire : « il n’y a pas de rapport sexuel », « la femme n’existe pas », « ne pas céder sur son désir », [lenõdyper] qu’on pourrait écrire « noms du père/Père », « nons du père », « non dupes errent » ? Le film de François Ozon, Dans la maison, m’a fait songer à ce dernier aphorisme, comme si la formule lacanienne s’en éclairait ou qu’à l’inverse ce calembour...
Spectacle
amour
Michael Haneke, 2012, Amour. Ouverture La première séquence est une effraction dans le lieu. La mort, dès ces premiers plans, découverte par des étrangers et par des fonctionnaires représentant leurs institutions, a deux visages : elle pue mais elle est belle, monstrueuse comme ce corps étendu sous les fleurs enfin livré par l’image, dans un entrebâillement. À l’instar de Georges : « Tu es un monstre parfois, mais tu es gentil », lui dit Anne, la mort est une chimère qui terrifie et délivre. Jean-Roger Caussimon en a fait une belle chanson. « La mort est délivrance, elle sait que le temps...
Spectacle
Labaki
Nadine Labaki, Et maintenant, on va où ? 2011, France. Disons-le tout de suite, je n’aime pas ce film. J’ai même failli sortir, agacée par les invraisemblances d’un scénario qui empilait les ruses imaginées par des femmes, certes truculentes ou pathétiques à leurs heures, mais dont les inventions sont totalement aberrantes. J’avoue que je n’ai rien compris. Le pire, c’est qu’un de mes amis libanais m’avait incitée à aller voir « Et maintenant on va où ? » en déclarant, à propos du conflit libanais : « allez voir ce film, vous aurez tout compris ». Tout ce que j’ai compris, c’est que malgré le...
Spectacle
richter
Gerhard Richter Est-ce bien un bout de réel que j’ai aperçu ? L’exposition « Panorama », au musée Beaubourg, jusqu’au 26 septembre a le mérite et le défaut de tous les « panoramas » : elle nous permet de découvrir un peintre dont l’œuvre est abondante, mais elle donne une impression de survol. Toutes sortes de styles sont représentés, dans une création diverse, expérimentant des techniques et des partis pris très différents, et l’on a parfois le sentiment de ne voir que des citations, comme si on lisait Hugo en piquant un vers par ci, un vers par là, de La Légende des Siècles à L'Art d'être...
Spectacle
audiard
Jacques Audiard continue, dans ce nouvel opus, une belle réflexion sur le pouvoir, la puissance et la fragilité. Les protagonistes, Stéphanie, dresseuse d’orques et Ali, homme au corps puissant, filmé comme un paquet de muscles un peu lourd, sont tous les deux fascinés par la majesté, la force excitante et intimidante, purement physique, opaque. Ces masses aveugles des orques, comme de grosses peluches, de même que le corps élastique et rebondi du boxeur luisant, ont quelque chose à la fois d’effrayant et d’attendrissant, comme des forces naïves, enfantines, faute d’une intelligence (supposée...
Spectacle
Shining Kubrick
Les bonheurs de l’été : peut-être avez-vous eu la chance de voir les films de Asghar Farhadi, l’auteur d’Une séparation, À propos d'Elly et La Fête du feu, tout aussi excellents, avec une cohérence remarquable et de profiter de la rétrospective Stanley Kubrick. The Shining de Stanley Kubrick, 1980 : « All work and no play makes Jack a dull boy ». Certes, le jeu est nécessaire à l’enfant et à l’adulte car non seulement il permet d’échapper à l’ennui, et nous évite de devenir ennuyeux, mais en jouant, l’homme parcourt l’espace et le temps grâce au fantasme, sortant du labyrinthe dans lequel le...