Le débat contemporain sur ce que signifie être un homme, être une femme, avoir un sexe, débat profondément modifié par et autour de Freud dans les années 20 et qui a été longuement repris depuis par la sociologie, le féminisme, la philosophie, la psychologie, la médecine, le droit, la politique, la littérature et l’art, peut-il aujourd’hui se réduire à la question du genre, signifiant maître qui domine dorénavant le champ ouvert par ce débat ?
Dans les années 70, Lacan, qui lisait Stoller et d’autres auteurs de la Gender Theory, réfléchissait sur le transsexualisme mais aussi sur l’amour mystique. Il a alors introduit ses « options d’identification sexuée », destinées à devenir ses fameuses « formules de la sexuation ». Il affirmait aussi qu’il n’y a pas de rapport sexuel entre homme et femme et que l’amour peut suppléer à l’absence de ce rapport.
Nous essaierons, en lisant ensemble Lacan et en réfléchissant à partir d’exemples, de comprendre pourquoi la sexuation ne se réduit ni aux classifications ni aux identifications de genre et comment l’amour joue sa partie entre les sexes.
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Savoirs et Clinique
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