De l'amour !

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de L’amour !   La dernière émission d’Alain Finkielkraut « Répliques » avait pour thème l’amour. Je trouve souvent de l’intérêt à cette émission qui donne une place affirmée au débat.   Deux femmes confrontaient « leur » version de l’amour. La première plutôt véhémente, auteur d’un blog intitulé « les couilles sur la table » en tenait pour la statistique et les données sociologiques. Elle voyait dans la lutte contre les meurtres des femmes par leur conjoint ou leur amant le principe même de toute lutte visant à la disparition de la violence entre les sexes ou plutôt de la violence des hommes envers les femmes. La seconde et, sans surprise avec le soutien d’Alain Finkielkraut, se référait plutôt à la littérature et aux mille et un détours que le sentiment amoureux peut prendre au cours de la vie.[1]  

Édito : Tu devrais prendre un anti dépresseur …

Laurent Le Vaguerèse
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Édito : Tu devrais prendre un anti dépresseur …   Sans vouloir être péjoratif vis-à-vis de mes confrères je dirai que dans leur choix d’un médicament le risque encouru a un impact déterminant et que de ce fait certains médicaments sont prescrits d’abord parce que leurs effets secondaires sont jugés peu importants et les risques associés jugés faibles. On peut le comprendre. Lorsqu’un patient consulte un médecin il attend le plus souvent une réponse et celle-ci a de grandes chances d’être médicamenteuse. Pour faire autrement, encore faut-il que le médecin  dispose d’une autre réponse possible et ce n’est pas toujours le cas. Dans ces conditions la prescription d’un anti dépresseur peut avoir certains avantages comme celui de revoir et de suivre le patient au fil de ces prescriptions sans négliger également l’effet placebo toujours possible.  Parfois aussi, le dit anti dépresseur s’il est pris correctement et répond à un diagnostic précis peut avoir une certaine efficacité au moins de façon provisoire notamment sur l’anxiété ou le sommeil.

Edito : Par la fenêtre ou par la porte : le sujet du harcèlement au travail

Laurent Le Vaguerèse
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Edito : Par la fenêtre ou par la porte : le sujet du harcèlement au travail   J’étais hier, à l’invitation de Roland Gori, à la projection du film de Jean-Pierre Bloc « Par la fenêtre ou par la porte ». Ce film  a pour sujet la lutte syndicale qui s’est déroulée durant dix ans et qui a conduit à l’inculpation (modeste) du dirigeant de l’entreprise Orange Didier Lombard, ancien Polytechnicien considéré par ses pairs comme un modèle du « grand patron ». Il faut ajouter que si ce dernier a bien été inculpé en appel, ses avocats ont d’ores et déjà fait un recours en cassation.   De quoi Didier Lombard était-il accusé et en quoi cela nous concerne-t-il ? Au tournant des années 2000, plus précisément autour de l’année 2006 l’évolution voulue de l’entreprise (jusqu’à cette date Service Public) France Télécom a été progressivement privatisée malgré les nombreuses dénégations des gouvernements de droite comme de gauche qui se sont succédés à la tête de l’État. Cette privatisation s’est accompagnée d’un processus qui nous est décrit ici, à savoir le licenciement massif des employés de l’entreprise.  

par la fenêtre ou par la porte

Anonymat

Laurent Le Vaguerèse
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Anonymat   Il n’a échappé à personne que suite au vote d’une nouvelle loi, tous les sites « web » demandent désormais une autorisation pour l’utilisation de « cookies ». Il n’est d’ailleurs pas facile de se repérer dans les choix qui nous sont proposés. Pour ma part j’hésite à chaque fois car les choix proposés ne sont pas toujours très clairs et j’ignore si en refusant tout on pourra quand même avoir l’information que l’on souhaite obtenir du site en question. En conséquence, peut-être vous êtes-vous demandé pourquoi la question ne vous est pas posée sur oedipe. Sommes-nous hors la loi ? Pas du tout, simplement j’ai écarté l’usage des cookies car je ne fais pas du marketing ; Peut-être ai-je tort mais enfin c’est un choix que j’assume.   De même se pose aujourd’hui au parlement la question de l’anonymat. La aussi j’ai pris clairement position. Pas de pseudonyme sur oedipe chacun assume sa parole et dit d’où il parle. C’est tout de même quelque chose de fondamental et l’exercice de la psychanalyse ne peut me semble-t-il que le valider   Laurent Le Vaguerèse

"La planète-camp." Psychanalyse de l'extermination de Joseph Rouzel par Monique Lauret

monique Lauret
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Note de Lecture Joseph ROUZEL, La planète-Camp. Psychanalyse de l’extermination, L’Harmattan, 2023.   Le dernier de Joseph Rouzel, La planète-Camp. Psychanalyse de l’extermination, est un livre de résistance, dans un monde sociétal devenu orwellien en quelques années sous la pression de l’idéologie néolibérale appuyée par l’outil numérique et ses algorithmes de la désolation. Ce dernier outil, au lieu d’aider l’homme à simplement se libérer de tâches ingrates et limitantes, s’avère d’une certaine manière, véritable outil de contrôle de la population, masse à asservir d’abord et plier à la novlangue imposée au service des intérêts financiers de ceux qui détiennent les entreprises privées, élargies au public, jusqu’aux institutions concernant les métiers qualifiés d’impossibles par Freud : gouverner, éduquer et soigner.

la planète-camp

Dany-Robert Dufour:" La phénomène Trans. Le regard d'un philosophe"

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Dany-Robert Dufour Le phénomène trans. Le regard d’un philosophe Le Cherche midi   Emporter un livre écrit par un philosophe en vacances pourrait sembler à certains relever du pur masochisme (ce qui, je l’espère, n’est pas vraiment ma tendance profonde!) et c’est certain, sortir ce livre sur une plage relève de la provocation voir du snobisme le plus pur. Le titre faisant évidemment penser à quelqu’un ne supportant pas ses concitoyens et décidé à souligner que la tendance transformer France Culture en joyeuse colonie de vacances trouve en lui un opposant farouche et déterminé à le faire savoir. Eh bien détrompez-vous car c’est un livre pour lequel les adjectifs truculent, jouissif, marrant, cocasse bref relevant d’une intelligence qui ne cherche pas à vous en mettre plein la vue et pour lequel le lecteur sera toujours reconnaissant à l’auteur de lui avoir fait passer un sacré bon moment.  

J-P Le Brun et J-L Renchon: "Où va la famille" Par L Le Vaguerèse

Laurent Le Vaguerèse
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Jean-Pierre Lebrun et  Jean-Louis Renchon « Où va la famille? » Droit et Psychanalyse     Ce n’est pas la première fois ni sans doute la dernière que la psychanalyse confronte ses réflexions avec celles issues d’une autre discipline ici le Droit. La rencontre de Pierre Legendre avec la pensée de Lacan en fait foi. Celle nouvelle rencontre s’établit ici entre un collègue bien connu et fort apprécié par nous et un spécialiste du Droit de la famille.   Mais de quelle famille parlons nous ?. Celle qui a structuré nos sociétés durant des siècles ou celle qui de nos jours dans sa forme classique semble destinée à disparaître ? Celle qui se compose de deux personnes de sexe différent ou de même sexe mais dont l’engagement vis-à-vis de la société est de fait réduite à sa plus simple expression? Et en quoi le Droit peut-il constituer un frein ou la  consécration de cette situation laissant alors chacun des deux partenaires libres d’agir comme bon leur semble? Et d’autre part en quoi l’évolution du Droit de la famille  reflète-t-il les choix sociaux fondamentaux auxquels nous sommes confrontés?    

famille

La haine meurtrière

Alain DENIAU
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                                                  La haine meurtrière   

Édito : "Une tragédie"

Laurent Le Vaguerèse
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À propos d’une tragédie, quelques mots.   Je suis habituellement assez peu concerné par ce qu’il faut bien appeler un fait divers. Au décours d’une vie, il n’est pas rare d’entendre parler de tel ou tel évènement qui affecte tragiquement, un enfant, une famille, une population. Notre vie n’est pas faite que d’évènements heureux et chaque matin les médias nous en délivrent  une  part suffisante. souvent même un peu trop pleine. Mais rien qui ne nous fasse réfléchir sur autre chose que sur la fragilité de notre condition humaine et sur les coups que le destin peut porter à chacun de nous.   Un de ces matins donc voilà que j’entends à la radio qu’un homme, un syrien, a poignardé dans un jardin, avec un couteau, des enfants qui s’y trouvaient au bord d’un lac et même qu’un bébé a été également victime de cet homme. Aussi résistant que l’on soit aux malheurs du monde, j’avoue avoir été remué par cette nouvelle.  

Une tragédie

Édito : « La psychanalyse ? Il y a d’autres approches possibles vous savez, ce n’est pas la seule »

Laurent Le Vaguerèse
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« La psychanalyse ? Il y a d’autres approches possibles vous savez, ce n’est pas la seule »   Parfois, la redite par des interlocuteurs différents, à peu près dans les mêmes termes, d’une question ou en l’occurrence d’une affirmation, conduit à s’interroger. Que la psychanalyse ne soit pas la seule approche thérapeutique ni la seule théorisation concernant le fonctionnement du psychisme, cela n’a rien de nouveau et même cela a toujours été le cas ; D’une certaine façon depuis Janet jusqu’au cri primal en passant aujourd’hui par le comportementalisme tellement à la mode, la psychanalyse a toujours existé avec d’autres sans que cela ne provoque cette affirmation teintée de reproche voire d’agressivité. Pourquoi tant de haine pourrait-on dire en souriant.   Sans doute l’une des réponses se trouve-t-elle dans le passé récent au cours duquel la psychanalyse s’est voulue dominante voire exclusive de toute autre approche. La jeune génération qui ne veut pas qu’on lui impose quoi que ce soit, a tendance à s’affirmer contre cette prétention supposément le reflet d’un passé dépassé.  

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