Qu’est-ce qu’un enfant sexué?
Voilà un titre qui pourrait faire scandale si Freud n’avait pas déjà déplacé la question de la causalité sexuelle des névroses sur un terrain qui ne pouvait plus être ni celui de la sexologie, ni de la psychologie et encore moins celui de la psychiatrie.
En effet toute la seconde partie du XIXè siècle portait sur la question de savoir si la masturbation dont on aurait méconnu jusque-là les méfaits pouvait rendre fou cet enfant désormais sexué.
Mais avec ce droit à une existence sexuée il fallait alors le protéger contre lui-même et contre les tentatives de séduction dont il était l’objet de la part des adultes.
Aujourd’hui certains pensent qu’on doit le protéger contre les tentatives de « détournement » de son sexe biologique comme on l’a récemment vu en France à l’occasion des polémiques qu’a suscitées l’introduction à l’école des théories du genre. Mais au fond, ce débat n’est-il pas réservé surtout aux adultes qui ont refoulé leurs théories sexuelles infantiles ?
La psychanalyse montre assez bien que quelque soient les rationalités proposées aux enfants quant à leurs repères sur la sexualité, ils n’en font, jusqu’à un certain âge, qu’à leur tête. C’est-à-dire en fonction de ce que leur capacité de penser leur permet de construire. Dès lors, l’enfant sexué n’est-il pas un concept qui ressort de la construction que chaque sujet élabore au fur et à mesure de ses capacités à refouler ?
Soumis par
Analyse Freudienne
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