Grâce à ce qu’on pourrait appeler un « progrès culturel », comme le formulait Charles Melman en octobre 2007 à Epinal, nous nous trouvons aujourd’hui, « sans l’avoir forcément voulu, soulagés de la référence à l’instance paternelle ordonnatrice et prescriptive d’interdits et de limites ». Après tout, ajoutait-il, c’était le but prescrit par Freud à la cure psychanalytique : « se déprendre du type d’attachement qui nous lie primordialement à cette instance paternelle ».
La société actuelle réussirait-elle ce que l’analyse a tant de peine à obtenir ? Pourquoi alors cette prolifération de nouvelles normes d’un nouveau type (procédures ou astreintes de comportement et de pensée) ?
Il ne semble donc pas que la disparition, souhaitée ou regrettée, de cette référence paternelle « normative » ait pour autant atténué les exigences de la société, mais également des citoyens, en matière de normalisation des comportements individuels ou collectifs.
Mais si ce n’est plus en référence à cette instance, alors au nom de qui ou de quoi ? L’enjeu de ces journées sera d’essayer de repérer, à partir des effets concrets repérables dans la clinique, quelles seraient les coordonnées de ce nouvel ordre.
Si cet excès de normes a conduit, comme nous le constatons, à un détournement des missions de ceux qui opéraient traditionnellement dans le champ social, à quelle forme nouvelle de responsabilité sommes-nous confrontés, analystes et travailleurs sociaux, pour soutenir nos pratiques ?
=> Lire le programme : http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journ…
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