La psychanalyse doit-elle renoncer devant le vieillissement,
inéluctable ? Non, car le vieillir psychique n'est pas analogue
au vieillissement corporel. Non, car la force du psychisme se
nourrit du temps et de l'expérience même du corps qui change ;
révolution psychique ne s'arrête pas devant les rides, elle les
intègre, les transcende ; le Moi change, se remanie, se renforce
ou se fait plus souple : confronté aux pertes successives qui
frappent ses objets d'amour, il tente de les combler et gagne
en intériorité ce qu'il perd en étendue.
François Villa nous guide dans un voyage sur des terres
qui nous sont promises et nous fait percevoir la vie forcenée
qui précède la définitive glaciation.