L'amour paradoxal ou une promesse de séparation
Radmila Zygouris née à Belgrade, scolarisée en Serbie, puis partiel­lement en Allemagne et entre 1946-48 en France. Passe son adolescence à Buenos Aires, entre en 1952 à l'Ecole d'Interprètes de Genève. Retour définitif en France en 1956. Travaille dans le service de Jenny Aubry où elle rencontre Ginette Raimbault. Devient membre de l'Ecole Freudienne en 1966, mais ne suit pas Lacan lorsqu'il dissout les activités de son école en 1980. Co-fonde avec Francis Hofstein en 1973 la revue l'Ordinaire du psychanalyste. Après un interlude collectif appelé Entre-Temps, elle co-fonde en 1983 avec sept autres psychanalystes la Fédération des Ateliers de Psychanalyse. Elle donne sa démission en 2012 mais y demeure en tant que membre honoraire.

 

 

Que promet donc un psychanalyste ?

Un paradoxe :

Il promet la séparation.

S'il ne peut promettre la guérison, même s'il la souhaite, il peut promettre la fiabilité de sa présence et celle du temps qu'il accorde au patient.

Dans la promesse de l'analyste figure de façon latente, ce que l'amoureux redoute le plus : la certitude d'une séparation.

L'analyste en ouvrant un champ d'aimance, suscite, permet et active ou réactive un amour paradoxal :

«Tu peux m'aimer, tu peux compter sur moi, mais je te promets que nous nous séparerons un jour... »

 

Prix: 18

ISBN : 978-2-494868-06-9

 

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