Lectures de Freud
Jacques André est l'auteur des 100 mots de la psychanalyse (Que sais-je ?), de L'imprévu en séance (Gallimard, «Folio», 2013), des Désordres du temps (« Petite biblio­thèque de psychanalyse », Puf, 2010) et de L'inconscient est politiquement incorrect (Stock, 2018).

L'œuvre de Freud déborde largement l'espace limité de la psychanalyse, elle imprime toute la culture du xxe siècle. L'enfant, la sexualité, la destructivité, l'œuvre d'art, la religion, la psychologie des masses, ou encore la psychopathologie, ne sont plus les mêmes après Freud. La pensée freudienne a révolutionné quelques-uns des fondamentaux sur lesquels repose l'expérience humaine : ce que « moi » veut dire, l'infantilisme de la sexualité, notre rapport à la temporalité et à la mort, la présence d'un inacceptable au cœur de la vie psychique, l'empire de la honte et de la culpabilité par-delà la morale, la violence individuelle et collective. Nos modes de pensée, même les plus communs, ont été touchés. Si Freud ne dispose pas de la Vérité, toute son œuvre est soumise à l'exigence d'une vérité sans majuscule, celle qui conduit un homme ou une femme vers la psycha­nalyse, la vérité de soi-même.