Le lien de filiation est le pivot de la vie familiale :
par lui, l'enfant devient le fils/la fille de ses parents,
condition de son éveil psychique. Une reconnaissance fonde ce lien, dans les deux sens du terme qui
en disent les deux dynamiques : en tant que don
émanant des parents (c'est l'identification, confortée
par la reconnaissance juridique), et en tant que dette
résultante pour l'enfant.
La filiation devient le régulateur de la vie familiale,
soutenant les interdits familiaux, de l'inceste et
du meurtre, appuyant le développement psychique
au long de ses étapes (l'enfance, l'adolescence, l'âge
d'adulte et de parent puis de grand parent) qui sont
autant de mutations. L'infantile irrigue ce développement, le sexuel noué à la finitude, selon des mécanis-mes psychiques repérables par la psychanalyse.