Sophie Aouillé, psychanalyste à Paris, est membre de la lettre lacanienne,
une école de la psychanalyse et du comité de rédaction de la revue Essaim.
Pierre Bruno, psychanalyste à Paris, est membre de l'Association de psychanalyse Jacques Lacan. A créé et dirigé la revue Barca! (poésie, politique, psychanalyse), puis dirigé la revue Psychanalyse. Vient de publier Lacan passeur
de Marx (Eres, 2010). Franck Chaumon exerce la psychanalyse à Paris. Il
anime l'association Pratiques de la folie. Parmi ses publications : Lacan. La
loi, le sujet et la jouissance (Michalon, 2004). Guy Lérès pratique la psychanalyse à Paris, il est membre de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse. Michel Pion, psychanalyste à Paris, est membre du comité de
rédaction de la revue Essaim et de La Quinzaine littéraire. Erik Porge est psychanalyste à Paris. Ancien membre de I'HFP jusqu'à sa dissolution, il est
actuellement membre de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse.
Cofondateur de la revue Littoral, il dirige la revue Essaim et a publié de nombreux ouvrages, notamment chez Eres.

De toujours la psychanalyse a suscité méfiance et rejet,
et les tentatives d'arraisonner cette pratique singulière
et dérangeante n'ont pas manqué au fil de l'histoire.
L'article 52 de la loi du 9 août 2004, qui réglemente
l'usage du titre de psychothérapeute, a franchi un pas :

en incluant les psychanalystes, cette loi sert de cheval
de Troie à la logique des évaluations, des garanties d'État
et à l'idéologie du risque zéro, pour envahir le champ
psychanalytique.

Loin des insipides controverses « pour ou contre la psychanalyse », ce livre propose un état des lieux du
mouvement psychanalytique et une réflexion sur ce qui
fait la singularité et la richesse de l'expérience analytique. L'ambition des auteurs - qui en 2004 ont été, avec
quelques autres, à l'origine du Manifeste pour la psy-
chanalyse - est de créer un espace politique pour que
l'impact insurrectionnel de la découverte freudienne et
de sa refonte lacanienne ne soit pas perdu, mais au
contraire revivifié à l'aune des impasses de nos civilisations, qu'elles soient déclinantes ou émergentes.