Le vibromasseur, "l'hystérie" et la satisfaction sexuelle des femmes

Rachel P. Maines, historienne, chercheur indépendant, est affiliée au département des Sciences et Technologies de l'Université Cornell, aux États-Unis. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Oristelle Bonis. Préface d'Alain Giami.

Soigner l'hystérie féminine par l'orgasme, tel fut, pendant
des siècles, le souci des médecins, qui, scrupuleusement,
pratiquèrent des massages pelviens sur leurs patientes.
Par souci de rentabilité, l'orgasme n'étant obtenu, en
moyenne, qu'au bout d'une heure, la plupart de ces
massages furent délégués à d'autres femmes, infirmières
ou sages-femmes.

Toutefois, à la fin du xix6 siècle, l'électricité permit aux
médecins de s'équiper d'efficaces instruments vibratoires.
Avec la commercialisation du vibromasseur portatif, qui
s'accompagna, aux États-Unis, d'une intense campagne
de publicité, l'objet quitta le cabinet médical pour le
domicile privé, où il s'installa durablement. Peu de gens
savent que le vibromasseur était, au début du xx" siècle,
le cinquième appareil électroménager le plus vendu,
après la machine à coudre, le ventilateur, la bouilloire et le
grille-pain...

Unanimement salué par la critique lors de sa parution en
1999, ce livre, enfin traduit en français, est considéré,
en histoire de la médecine, en histoire des femmes, en
histoire culturelle et en histoire de la sexualité, comme
une référence incontournable.
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même si les positions de l'auteur à propos de Freud sont caricaturales et souvent fausses, ce petit ouvrage rigolo apporte un certain nombre d'informations historiques tout à fait intéressantes.
LLV