Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Soumis par rabouin (non vérifié) le lun 02/02/2009 - 00:00

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Un point de vue sur le livre de Marie Claude Grafé " le pas aveugle"
"Une femme, l'amour' la psychanalyse", suivi de la note de lecture de
Marie -laure Susini.
Etienne Rabouin.

Ce livre fait parti de la sélection des libraires.

Je transmets ce point de vue, écrit il y a quelques temps spontanément,à la lecture d'une note très bien construite et argumenté par Marie
Laure Susini sur le Forum du "prix Oedipe".
Je ne l'avais pas fait paraître sur le coup, faute de temps d'une part et n'en voyant pas l'intérêt sur le moment.
Aujourd'hui l'intérêt est renouvelé par le choix des libraires, que l'on peut amplement remercier et qui est fait pour permettre échanges et
discussions autour des livres choisis.

*************

Je viens de lire la note de Marie- Laure Susini sur le livre de
Marie-Claude Grafé "Le pas Aveugle"...

Je ne partage pas ce point de vue, simplement parce que je n'avais pas les éléments historiques et personnels qui éclaire d'une manière très
différente ce témoignage.

S'il faut que le lecteur puisse extraire du texte, que cette jeune femme d'alors joue sa névrose de "l'entre- deux", dans son rapport avec deux analystes "Nacht" ( non- nommé et critiqué) et Lacan en place de maître,qui sont en opposition et d'avantage c'est que quelque chose, dans ce livre, ne peut être nommé.

Cette adresse au lecteur me laisse perplexe et peux mettre mal à l'aise.tout comme ce rapport aux noms.
Les différents noms de l'auteure ou ceux de ses analystes ne sont pas dits dans l'ouvrage mais circulent dans le milieu psychanalytique au
point d'en faire des notes de lecture pour éclairer ce livre.
On peut se demander pourquoi et de qui ces notes s'autorisent?

Marie-Laure Susini resitue les enjeux de ce témoignage et tout son intérêt dans l'histoire de la Psychanalyse mais sans malheureusement citer ses sources.

On ne peut donc lire ce livre de la même façon si l'on est analyste, un peu au fait de l'histoire de la psychanalyse et du milieu de l'époque ou analysant(e) en quête d'identifications.
C'est le risque de ce témoignage écrit dans le temps propre de l'analyse, mais "sorti d'un tiroir" quelques dizaines d'années après.

Dans ce livre très personnel, tout est encore dans un entre deux,
( comme le train entre Bruxelles et Paris).
Nous restons dans le singulier d'un témoignage de cure quasi immédiat d'une jeune femme névrosée, mais sans sa mise en perspective.
Extrait du contexte spécifique du cadre analytique - du transfert et de l'intime- il en ressort un aspect qui peut fasciner parce qu'exhibé de
ce contexte.
Il y manque l'effet d'après coup de l'analyse.

Je trouve qu'il y a peu de place pour un lecteur qui voudrait simplement y glisser son "impossible à dire" et découvrir l'aventure de l'analyse, à sa façon.
Le risque est celui de l'identification, comme dans un "réality show". Ce que Marie Claude Grafé n'a sans doute pas souhaité mais qui a pris le pari de cette ambiguïté.

Ce "Pas aveugle" aurait eu une toute autre valeur, écrit à deux ou avec une préface( Marie- Laure Susini avec l'accord de l'auteure l'aurait sans doute très bien faite) ou d'une lecture actualisée par Marie-Claude Grafé elle même.

Un point de vue sur le livre de Marie Claude Grafé " le pas aveugle"
"Une femme, l'amour' la psychanalyse", suivi de la note de lecture de
Marie -laure Susini.
Etienne Rabouin.

Ce livre fait parti de la sélection des libraires.

Je transmets ce point de vue, écrit il y a quelques temps spontanément,
à la lecture d'une note très bien construite et argumenté par Marie
Laure Susini sur le Forum du "prix Oedipe".
Je ne l'avais pas fait paraître sur le coup, faute de temps d'une part
et n'en voyant pas l'intérêt sur le moment.
Aujourd'hui l'intérêt est renouvelé par le choix des libraires, que l'on
peut amplement remercier et qui est fait pour permettre échanges et
discussions autour des livres choisis.

*************

Je viens de lire la note de Marie- Laure Susini sur le livre de
Marie-Claire Grafé "Le pas Aveugle"...

Je ne partage pas ce point de vue, simplement parce que je n'avais pas
les éléments historiques et personnels qui éclaire d'une manière très
différente ce témoignage.

S'il faut que le lecteur puisse extraire du texte, que cette jeune femme
d'alors joue sa névrose de "l'entre- deux", dans son rapport avec deux
analystes "Nacht" ( non- nommé et critiqué) et Lacan en place de maître,
qui sont en opposition et d'avantage c'est que quelque chose, dans ce livre, ne peut être nommé.

Cette adresse au lecteur me laisse perplexe et peux mettre mal à l'aise
tout comme ce rapport aux noms.
Les différents noms de l'auteure ou ceux de ses analystes ne sont pas
dits dans l'ouvrage mais circulent dans le milieu psychanalytique au
point d'en faire des notes de lecture pour éclairer ce livre.
On peut se demander pourquoi et de qui ces notes s'autorisent?

Marie-Laure Susini re-situe les enjeux de ce témoignage et
tout son intérêt dans l'histoire de la Psychanalyse mais sans
malheureusement citer ses sources.

On ne peut donc lire ce livre de la même façon si l'on est analyste, un peu au fait de l'histoire de la psychanalyse et du milieu de l'époque ou analysant(e) en quête d'identifications.
C'est le risque de ce témoignage écrit dans le temps propre de l'analyse, mais "sorti d'un tiroir" quelques dizaines d'années après.

Dans ce livre très personnel, tout est encore dans un entre deux,
( comme le train entre Bruxelles et Paris).
Nous restons dans le singulier d'un témoignage de cure quasi immédiat
d'une jeune femme névrosée, mais sans sa mise en perspective.
Extrait du contexte spécifique du cadre analytique - du transfert et de
l'intime- il en ressort un aspect qui peut fasciner parce qu'exhibé de
ce contexte.
Il y manque l'effet d'après coup de l'analyse.

Je trouve qu'il y a peu de place pour un lecteur qui voudrait
simplement y glisser son "impossible à dire" et découvrir l'aventure de
l'analyse, à sa façon.
Le risque est celui de la tentative d'identification, comme dans
dans un "réality show". Ce que Marie Claude Grafé n'a sans doute pas souhaité mais qui a pris le pari de cette ambiguïté.

Ce "Pas aveugle" aurait eu une toute autre valeur, écrit à deux ou avec une préface( Marie- Laure Susini avec l'accord de l'auteure l'aurait sans doute très bien faite) ou d'une lecture actualisée par Marie-Claude Grafé elle même.