Argument
L’Occident a prisé le bon sexe – le
même pour tous. S’il y est permis d’apprécier
le lard et non pas le cochon, de préférer le
bleu au rose, d’aimer ou de ne pas aimer, cette
ouverture à la diversité s’arrête aux portes du
sexe. Les inclinations et les pratiques
sexuelles « déviantes » revêtent toujours la
marque du danger, de la maladie, de l’infamie.
En va-t-il de même dans la psychanalyse ?
« Chérir plutôt qu’éradiquer la
diversité des pratiques sexuelles », cela ne va
pas de soi, n’est pas un donné. Il y faut, oui,
ainsi que l’observe Gayle Rubin, une « théorie
politique radicale » de la sexualité, qui place
en son cœur la notion de « variation sexuelle
bénigne ».
Que gagnerait-on, que perdrait-on à admettre
le pluralisme sexuel ?
Au programme
Matin :
Introduction : Jean Allouch
Présentation de Gayle Rubin : David Halperin
Le sexe dans la ville post-industrielle : Les Hommes cuir à San Francisco. Gayle Rubin
Débat.
Après-midi :
Démoraliser la vie : Laurie Laufer
Surenchérir : la déversité sexuelle : Lee Edelman
Débat.
Les Catacombes, une micropolitique du désir : Mayette Viltard
La Variation sexuelle bénigne: Un nouveau concept radical: Rostom Mesli
Débat.
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Accueil à partir de 9h / Inscriptions: 60 €. Étudiant (sur présentation de la carte) : 10 €.