Illustration de la couverture: Hank Blaustein, A vampire on the coach (copyright réservé)
Max Kohn, Maître de Conférences à l'Université Paris Diderot Sorbonne Paris Cité, membre du laboratoire CRPMS (Centre d« recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) EA 3522, psychanalyste, membre d'Espace analytique. Site : http://www.maxkohn.con

Que représente un vampire: Pourquoi occupe-t-il une telle place dans la culture ? Le vampir est un invariant culturel avec des différences culturelles. Ce livre part d'exemples littéraires pris comme des situations cliniques de Dracula de Bram Stoker (1897' et d'Entretien avec un vampin d'Anne Rice (1977). Le vivant est un non mort (undead) et le mort est encore vivant. D'un point de vue psychanalytique, quel est donc ce rapport aux dents et à la morsure qui contamine, qui fait que l'autre devient aussi un vampire ? Le vampire est un bébé qui mord et qui a un désir ambivalent d'immortalité. Le lait maternel est vital comme le sang pour le vampire. Le vampirisme concerne aussi la généalogie et les ancêtres. Le vampire concentre et canalise en lui en tant que puissance, figure et image, fantasme et mythe signifiant et témoin d'un entre deux mondes, tout ce qu'il y a d'indétermination en nous dans la distinction entre la vie et h mort. Le vampire et la vampirisation sont des symboles d'une série de constructions et destructions psychiques interminables