La post-modernité est dit-on l’époque de la plus grande liberté (nous parlons ici de la sphère occidentale). Il est, paraît-il devenu possible et même souhaitable de définir son identité et son genre. L’on entend ici et là que cela se construit a sa guise.
Ceci n’est pas sans conséquence dans notre clinique, ou par exemple des personnes s ‘adressent à nous pour disent-elles « être soi-même », ce qui est une promesse faite d’ailleurs par toutes sortes de thérapies.
Or nous savons aussi, qu’en acceptant les lois du langage, l’être humain ne devient que ce qu’il est sur « l’autre scène » et qu’il se construit, à partir et avec cela. L’oedipe n’est pas autre chose que cela. Freud aimait citer cette phrase de Goethe « ce que tu as hérité de tes pères, il te faut l’acquérir pour le posséder »
Ce préambule pour introduire ce qui fera l’objet de nos préoccupations,réflexions,et recherches de cette année,c’est-à-dire la question de l’identité et de l’identification, questions qui ont été assez bien introduites, l’an passé par notre étude du séminaire « l’angoisse « » de J . Lacan, qui nous a permis de revisiter la question de la structure du fantasme, celle de l’objet a, et celle de l’angoisse qui n’est pas sans objet.
La fabrique de l’identité serait-elle un avatar de la tentative d’escamoter, cette part de réel de la condition humaine, ou autre chose ?