Atelier débat malaise dans la mondialisation

Sílvia Lisboa
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Atelier débat malaise dans la mondialisation "Est-ce que nous pouvons dire qu'il existe vraiment une subjectivité, ou est-ce que nous l'inventons?" L'invitation à la réflexion est parti de la psychanalyste carioca Teresa Pinheiro au deuxième jour de l'atelier "Psychanalyse et Malaise dans la Mondialisation ". Elle a cité le penseur anglais Harold Bloom, pour qui Shakespeare a été, dans la mise en scène de ses tragédies, l'inventeur de la subjectivité, de l'homme questionneur: "être ou ne pas être, voici la question". L'approche a enflammé le débat dans l'atelier qui avait comme thèmes la "Pédagogie de l'Alterité et de la citoyenneté" et "Identité et Classification de la Souffrance dans l'Actualité". Teresa Pinheiro a soulevé la question de la validité des études qui considèrent la subjectivité comme quelque chose qui naît avec le sujet. Pour elle, la subjectivité est, d'une certaine manière façonnée par le social. Cette dimension doit être prise en compte par les études sur les maladies psychiques d'aujourd'hui.

Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme

Laurent Le Vaguerèse
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Féminisme et maternisme, bioéthique et bio-pouvoir, nom-du-père et patronyme Je ne sais si la naissance d'un nouveau millénaire y est pour quelque chose, mais j'ai le curieux sentiment que notre société est en train de prendre un virage qui ne me plaît guère et dont l'origine n'est pas plus ancienne que celle de ma mémoire, ce qui indique que j'y ai bien ma part au même titre que ceux que l'on dit de "ma" génération. Penser, cela signifie à mon sens, tenter de se dégager, autant que possible, des idées "à la mode", de ce qui fait le consensus, l'air du temps. C'est résister, dans le bon sens du terme, à la foule et à la connivence. C'est éviter aussi d'entraîner les autres à sa suite si ce n 'est pour les inviter à penser par eux-mêmes. C'est cela, je crois, le rôle de l'intellectuel. Et c'est cette dérive que l'on peut sans doute reprocher le plus à nos "maîtres à penser" les plus récents. C'est extrêmement fatigant, mais c'est aussi salutaire. Cela évite de tomber dans la morosité sinon dans la dépression dont on oublie, à coup de Prozac, qu'elle est d'abord liée au fait de céder ou de ne pas céder sur son désir.

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