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Ernst Jünger dans « Sens et signification » rappelle que « Le bonheur n’a rien à désirer ; au plus fort du midi la lumière ne fait pas d’ombre ». Les gens heureux sont supposés ne pas avoir d’histoire et Tolstoï remarque que les unions heureuses se ressemblent toutes alors que chacune des unions malheureuses est différente. Si le bonheur se résume à la satisfaction, sa définition même implique bien qu’il n’y a plus rien à chercher et qu’il y assez. De là à considérer que le bonheur est la mort du désir, il n’y a qu’un pas mais il est heureusement infranchissable car il est au contraire ce qui l’anime tant sous sa forme charnelle que sublimée.
Alors, qu’est-ce qui pouvait motiver Freud à écrire « Malaise dans la civilisation » en 1929 lors d’une villégiature d’été où il se plaint aussi bien de l’ennui que du vieillissement ? En fait le titre initial du livre était « Le bonheur dans la civilisation » et on peut imaginer que l’impulsion à l’écrire a dû être une volonté critique irrépressible à l’égard des deux illusions qu’il va à nouveau pourfendre : l’illusion religieuse et l’illusion idéologique, toutes deux porteuses du bonheur de la certitude ou de la consolation de l’espoir.
Amertume liée à un contexte politique qu’il n’évoque pas mais dans lequel la régulation des rapports sociaux n’était pas à leur mieux en Autriche ? Autant est-il qu’il sera fort peu question du bonheur dans « Malaise dans la civilisation » où il s’attache à démolir successivement les illusions en partant du postulat de l’existence du malheur et en s’interrogeant sur l’efficacité des divers dérivatifs qui pourraient le contrecarrer…
sommaire
Pages 5 à 6
Éditorial
Par Sophie de Mijolla-Mellor
Pages 7 à 22
Bonheur et Surmoi dans la Civilisation
Par Sophie de Mijolla-Mellor
Pages 23 à 36
L’aspiration au bonheur peut-elle être un vecteur de civilisation ?
Par Michèle Bertrand
Pages 37 à 60
Casanova précurseur de Freud sur la sublimation
Par Branko Aleksić
Pages 61 à 78
La théorie du plaisir selon Wilhelm Reich
Par Joël Bernat
Pages 79 à 90
Pulsion du normatif
Par Jean-Marie Donegani
Pages 91 à 106
D’une faute à l’autre : entre délectation coupable et injonction du surmoi à la jouissance
Par Héléna Fulchiron
Pages 107 à 120
La relation du paranoïaque à la culpabilité. À propos de l’histoire clinique d’un parricide
Par Vassilis Kapsambelis
Pages 121 à 140
L’humour, le bonheur et la faute. Petite musique de déconfinement avec Fritz Zorn et Etty Hillesum
Par Nancy Mentelin
Pages 141 à 154
De la parenthèse enchantée à la culpabilisation de l’insouciance
Par Christian Bazantay
Pages 155 à 168
La fuite en avant dans le progrès
Par Sophie de Mijolla-Mellor
Pages 169 à 177
La guerre, ou le progrès ?
Par Joël Bernat