Sous la direction de:

Violences chaudes^
violences froides

Un élève frappe un autre élève dans la cour d'un établissement scolaire. Un enseignant humilie ses élèves cours après cours. Un homme bat sa compagne. Une
femme rabaisse son compagnon. Un manager harcèle ses collègues. Un automobiliste
s'en prend physiquement aux autres pour une place de parking. Dans toutes ces situations, la violence n'est plus seulement un mot malheureux ou un accès de fureur sans
lendemain, mais un réflexe, un langage, une manière d'être.

Il s'agit là d'un environnement propice à des violences souterraines, insidieuses, rampantes... entre violence réactive et désespoir social... Se propagent alors des relations
« en faux » où la confiance n'est plus possible en famille ou dans l'entreprise, l'État et la
religion. De plus en plus, on peut dire que ce siècle est devenu celui de la violence
n spectacle » dont les médias se font à chaque fois complices.

Pourtant puisque la pulsion agressive existe au plus profond des gènes de chaque être
vivant, du plus rudimentaire comme l'amibe au plus développé comme l'homme, elle doit
avoir son utilité dans la survie des espèces et dans la perpétuation de la vie elle-même.
Si l'être humain souhaite s'élever au-dessus de la nature, peut-il, pour autant, renier ou
renoncer à cette pulsion agressive sans se mettre en danger ? Ne doit-il pas plutôt éduquer cette pulsion afin de lui donner une visée constructive et structurante, tant dans
une dimension individuelle que sociale ?

Joyce Aïn est psychanalyste à Toulouse, membre adhérente de la Société psychanalytique de
Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations. »

Préface de Bernard Golse

Avec la participation de : Daniel Ajzenberg, Gérard Bonnet, Colette Combe, Robert Faury, Bernard
Golse, Philippe Gutton, Pierre Molinier, Tobie Nathan, Gérard Ostermann, Gérard Pirlot, Nicole
Ramage, Alain Roucoules, René Roussillon, Jean-Luc Sudres, Chantai Zaouche Gaudron.