Mieux vaut être médecin que malade

Des travaux et des jours

Diane Chauvelot

L'hôpital se moque de la charité

Mieux vaut être médecin que malade

« J'ai trouvé beaucoup de plaisir à raconter cette aventure, puissiez-vous en trouver autant à
la lire...

J'avais déjà eu la chance inespérée de vivre un coma de deux mois, d'y connaître l'intime
fréquentation de mon propre inconscient, et voilà que le destin me plonge dans l'expérience
de la psychose ! Aussi claire et précise que celle du coma, j'ai pu rapporter la deuxième avec
autant de précisions que la première, tout en restant frappée de la différence entre les deux :

il s'agit de deux mondes totalement différents, encore que pour une seule et même femme -
dont la vocation est bien là confirmée.

Je rapporte l'histoire comme elle s'est déroulée :

- une longue suite de déboires, allant du ridicule jusqu'à l'horreur, au sujet d'une simple
luxation de l'épaule, accident sans éclat et sans valeur médiatique... au départ de petites
manipulations avec ou sans anesthésie - je n'étais prévenue qu'après-coup - jusqu'aux actes
opératoires superbes comme prothèse, greffe, le tout sous anesthésie évidemment - sans
transmission autre que celle des actes opératoires. Et à chaque réveil, un petit trouble
psychique différent : un peu de confusion..., quelques hallucinations..., mais rien à prendre
vraiment au sérieux : « S'il fallait écouter tout ce que les patients racontent ! »

- puis l'arrêt de la chirurgie orthopédique, pure, dure et efficace, et la convalescence
d'une vieille dame complètement folle.

J'ai guéri de l'épaule, j'ai guéri de la folie.

Mais avec la folie perdue, j'ai perdu l'immense joie que m'apportait la contemplation de la beauté et la sérénité qui m'inondait alors...

Bon, on fait avec ce qu'on a, voyez vous-même ».

Diane Chauvelot

1 volume -13,5 x 21- 168 pages - 15 €
ères - 2004 - ISBN 2-7492-0261-2
Collection « Des travaux et des jours »
dirigée par Patrick Faugeras et Michel Minard