Quelle langue parle l'inconscient ?

Date de publication

Organisateurs

Jung Michèle

Dates

Lundi, juin 17, 2013 - 00:00

acces:

Conditions

La pratique écrite de la langue allemande est indispensable

Tarif

gratuit

Déroulement

michele.jung@kleist.fr

Lieu :
Jung Michèle, 21 rue du Chapeau Rouge, 84000 Avignon (France)

« On est prié de fermer les yeux »

Dans la quête éperdue d'une langue qu'il ne connaissait pas, Freud disait de lui-même qu'il était un « intellectuel déraciné » : il a quitté Freiberg (en Moravie) à trois ans pour aller vivre à Vienne… Dans la logique de notre travail effectué l'an dernier, nous souhaitons commencer une recherche sur la lalangue de Freud.

Freud commence ses études à Vienne en 1973, il a 17 ans. Il se sent étranger à Vienne. Une anecdote : en mai 1939, une connaissance qui allait partir en Autriche, vient rendre visite à Freud, alors exilé à Londres. Freud lui dit : « Alors, vous retournez à … ?, je ne me souviens plus du nom de cette ville ! » Pour qui connaît l'humour de Freud, Freud feint ici d'oublier le nom de la ville de naissance de la psychanalyse, le lieu de sa vie et de son œuvre. Quelque chose l'arrête — au moment de prononcer ce signifiant : Vienne — sous l'effet d'un refoulé. Grâce à la distance de l'exil, il peut exprimer ce sentiment qu'il a eu d'être étranger à Vienne.

Nous commencerons cette année par la lecture d'un séminaire de Lacan tenu à Sainte-Anne en 1971 : « Le savoir du psychanalyste ». C'est là qu'il introduit le concept de lalangue (dérivé de lallation).

Contact : Michèle Jung
06 82 57 36 68
michele.jung@kleist.fr

Bibliographie :

Jacques Lacan : « Le savoir du psychanalyste », 1971, Séminaire à Sainte-Anne
Jacques Lacan : « Encore », Le Séminaire 20, 1972
S. Freud, « Le fétichisme » dans La vie sexuelle, Paris, PUF, 1969, p.133
Séminaire « Les non-dupes errent »
« Brief an der Bürgermeister des Stadt Pribor », S. Freud, 1931.
Marie Balmary. L'homme aux statues. Grasset, 1979.