Cinema

[Affiche : Les blessures assassines]
Il y a 5 ans, j'avais présenté dans le cadre d'un cycle de conférences sur les psychoses, l'affaire Papin, comme paradigme de la folie à deux et du passage à l'acte paranoïaque. Cette conférence était le produit de plusieurs mois de recherches partagées avec mon collègue et ami Aaron Coriat, sur les minutes du procès, les journaux de l'époque, les enquêtes de police et la correspondance de Clémence à ses filles. Comme tout analyste, nous avions travaillé au plus près des mots, des textes, des écrits et des dires. Quelques années plus tard, notre texte était retenu pour figurer dans un ouvrage...
Affiche du film
Pierre Carles: La parole à l'image. Le film de Pierre Carles, Enfin Pris? est à saluer comme un véritable événement. Non tant par ce qu'il dit sur la télévision et les journalistes, apportant une pièce au dossier sans peut-être tenir, sur ce point, un discours totalement neuf ou définitif, mais parce qu'en tant que film il offre un dispositif extrêmement intéressant, du type piège aux alouettes, et qu'il fait véritablement entrer la parole psychanalytique au cinéma. Et cela n'est pas rien. C'est un film intéressant qu'on regarde avec un grand plaisir, le spectateur entrant...
Affiche du film Être et avoir
Être et avoir. La bonne distance. Nicolas Philibert est au cinéma ce que Siméon Chardin est à la peinture : leur génie propre est de rendre admirables, par la vivacité et la délicatesse de leur regard, « la moindre des choses », le geste le plus humble, la scène la plus quotidienne. L'un et l'autre partagent aussi cet art délicat de savoir regarder et dépeindre des enfants sans les caricaturer. Ainsi « Être et avoir » nous fait-il découvrir non pas des enfants-potiches pour casting de stars, mais de vrais enfants, qui jouent, pleurent, rêvent, réfléchissent, s'efforcent d'apprendre à lire ou...

Pages