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Dialogue avec les schizophrènes
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DIALOGUE AVEC LES SCHIZOPHRENIES
L'auteur a voulu, dans cet essai, rendre compte des difficultés
sémiologiques, sémantiques, voire ontologiques, qu'à posées l'irruption
de la notion de schizophrénie à la fin du XIXe siècle et dont nous por-
tons encore l'héritage. D a voulu rappeler que schize, inconscient et psy-
chanalyse sont historiquement et existentiellement liés, même si Freud
pensait que les schizophrénies étaient hors d'atteinte par la
thérapeutique de la psychanalyse.
C'est parce que nous avons oublié la disruption de sens — tout sens
est disruptif — qu'à été cette entrée de la schize (coupure, clivage,
Spaltung) dans le domaine de « psyché » que la violence nouvelle du
sens ancien de la séparation risque à nouveau de nous échapper. Nous
lui avons préféré la réassurance — jusqu'au dogmatisme — des
distributions épistémologiques de discours.
L'autisme accompagnait la schize et peut-être la fondait, c'est ce que
pensait Bleuler. Le narcissisme de Freud reprenait cette ambiguïté sans
pouvoir fonder et non plus déterminer — mais cela était-il possible ? —
l'originaire pulsionnel narcissique sur le principe fonctionnel
d'exclusion — le négativisme vis-à-vis d'autrui — ou sur le principe
indéterminé de l'extériorité, fût-elle le « naturel » ou le divin. Peut-être
les deux : d'où ce thème du dialogue avec une clinique sous-jacente
mais très présente et avec une issue thérapeutique possible.
Ici, la maladie psychique n'est pas niée, comme ont tendance à le
faire les « modernes ». Les schizophrénies ne sont ni des « n'importe
quoi » relationnels, ni des délits d'épistémé.
Cette attitude dialogale face à la clinique de ce qui se montre, se vit,
se voit, se sait, se tait, relève d'une anthropologie psychanalytique.
Jean Gillibert est psychiatre, psychanalyste et directeur du Centre de
psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg (Association de santé mentale du
XIII' arrondissement de Paris).