- Œdipe
- Prix
- Vidéos
- Lire
- Actualités
- Critiques
- Dossiers
- Grande traversée - Moi, Sigmund Freud
- Lettre de démission de l'Ecole Freudienne de Paris J. Favret-Saada
- Hyperactivité de l'enfant
- Loi du 5 juillet 2011 : interview
- Décrets relatifs à l'usage du titre de psychothérapeute
- L'affaire Onfray
- Mai 68 : sommaire
- Dossiers Interview de jacques Sedat à propos de la parution des travaux de François Perrier
- Le cas 'Richard'
- Chronologie
- Autisme et Psychanalyse
- Colloque : « Du Séminaire aux séminaires. Lacan entre voix et écrit »
- Documents concernant Jacques Lacan
- Livres de psychanalyse
- Revues de psychanalyse
- Newsletters
- Enseignements
- Adresses
- Questions
- Loisirs
Foucault (tout) contre Freud et Lacan
Acheter ce livre
Michel Foucault a manifesté un intérêt précoce pour la psychanalyse. Non sans lien avec son mal-être et la nécessité de devoir faire avec son homosexualité, l’amenant aux portes de la folie. Dès ses années de formation à Normale Sup’ ou dans le cadre de ses cours à Ulm au début des années 1950, il a lu de nombreux ouvrages de Freud, principalement dans leur traduction française. S’il s’enthousiasme pour l’article de Jacques Lacan sur «Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je», les archives montrent qu’il a peu fréquenté son célèbre contemporain.
Cet essai n’aurait pourtant pas pu s’intituler Foucault et la psychanalyse. La psychanalyse de Foucault est en effet incommensurable avec la psychanalyse. Pour des raisons peut-être liées à sa socialisation primaire dans un milieu familial de chirurgiens hostile aux «sciences de l’esprit» ou à ses compagnonnages philosophiques, il est resté au seuil d’une appréhension juste – de l’intérieur – de la psychanalyse. Cette dernière jouit d’un rôle plus stratégique et synthétique dans son dispositif d’analyse, adossé à la notion de savoir-pouvoir, quand elle ne se résume pas à un débinage mondain de la mode intellectuelle du divan qui cible davantage les «Lacaniens» que la psychanalyse.
À ce titre, La Volonté de savoir (1976) ne constitue pas un tournant bien plus critique de la psychanalyse ; au contraire, cet ouvrage, qui a constitué le premier volume de sa magistrale Histoire de la sexualité, s’inscrit dans une certaine continuité avec ses écrits de jeunesse qui témoignent d’un malaise foncier avec l’hypothèse de l’inconscient.