Littérature

Mères et bébés sans-papiers, sous la direction de Christine Davoudian

3 janvier 2013 Mères et bébés sans-papiers, sous la direction de Christine Davoudian, Érès, collection 1001 bébés,Toulouse, 2012, 245 p. Une lecture par José Morel Cinq-Mars Invisibles. On aurait pu appeler ça « clinique des invisibles » tant le signifiant court d’un texte à l’autre de ce recueil qui s’efforce, précisément, de sortir de l’invisibilité qui les condamne ces femmes, avec leur bébé à naître ou tout juste venus au monde et qui, parce qu’elles sont nées dans un autre pays, peut-être en guerre, peut-être en famine, ont fait la longue route qui devait les mener vers un pays dont on...Lire la suite

Séparation. Nicole Malinconi

Séparation. Nicole Malinconi. Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012. Il y a pas mal de récits de cure. Je pense évidemment à Marie Cardinal dans Les mots pour le dire ; Jean-Guy Godin dans Jacques Lacan, 5 rue de Lille ; Pierre Rey, dans Une saison chez Lacan ; ou encore Raymond Queneau qui raconte son expérience sur le divan dans un long poème, Chêne et chien. En fait dans tous ces récits, quelles que soient par ailleurs leur qualité littéraire et l'émotion qui s'en dégage, j'ai toujours eu l'impression de répétition, voire d'une certaine banalité. Comme s'il y avait dans toute cure un...Lire la suite

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l'’analyse (troisième et dernière partie)

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l’analyse : Troisième partie. http://www.oedipe.org/sites/default/files/pdf/ProustC.pdfLire la suite

note sur "Barbe Bleue d'Amélie Nothomb."

4 Novembre 2012 Outre la superbe photo de présentation du livre, l'on peut se demander si le texte du livre n'a pas été sponsorisé par les grandes marques de champagnes C'est un livre court, 170 pages qui se lit d'une traite. Le miel de la plume d'Amélie Nothomb nous plonge dans l'univers d'un Barbe bleu modernisé, Don Elemirio Nibal y Milcar, un aristocrate espagnol, vivant reclu, depuis la mort improbable de ses parents, dans son Hotel particulier Parisien du 7ème arrondissement. Saturnine va être choisie à raison de 500 € par mois, pour partager son luxueux logement (excepté une pièce) et...Lire la suite

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l'’analyse (deuxième partie)

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l’analyse : Deuxième partie. http://www.oedipe.org/sites/default/files/pdf/ProustB.pdfLire la suite

Domitille Marbaud F Brentano : "l'Echo répété des vagues."

Domitille Marbaud F Brentano : "l'Echo répété des vagues." Ce récit est une histoire d'enfance qui a une double portée : la souffrance d'une enfant persuadée qu'elle n'a pas été conçue pour elle-même et qu'elle est investie d'un rôle intenable, celui d'une enfant de substitution qui sert uniquement à panser les blessures de sa famille touchée par des deuils successifs. Demeure malgré tout cette notion de double culpabilité, celle de ne pas être aimée par sa mère qui n'a plus la force d'aimer un enfant après la perte de sa fille aînée et la culpabilité d'être née du bon côté en ayant échappé à...Lire la suite

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l’analyse

Une lecture de Marcel Proust : « temps retrouvé » et fin de l’analyse : Première partie. http://www.oedipe.org/sites/default/files/pdf/ProustA.pdfLire la suite

Hania et les sirènes. A propos du livre de Assia Djebar :"La femme sans sépulture"

Hania et les sirènes La femme sans sépulture d’Assia Djebar retrace la vie de Zoulikha, une résistante de la guerre d’Algérie montée au maquis à l’âge de 40 ans et disparue après son arrestation par l’armée française en 1957. Le roman rappelle non seulement son combat pour la libération de son pays mais aussi son enfance, son adolescence et sa vie de femme à travers le récit des personnages féminins qui l’ont connue mais aussi de monologues dont celui du spectre de Zoulikha elle-même. L’auteure-narratrice reconstitue de manière authentique par l’écoute des récits de vie de ces différentes...Lire la suite

« Rien ne s'oppose à la nuit » de Delphine de Vigan par Florence Gautier Dalché

« Rien ne s'oppose à la nuit » si ce n'est ce livre, cette écriture, cette subjectivité assumée et nécessaire. Delphine de Vigan « écrit sa mère » et repère précisément l'origine de cet acte symbolique, son commencement vient plus tard : elle rentre du collège et voit à travers sa fenêtre éclairée de son immeuble sa mère nue, peinte en blanc ; à proximité se trouve sa petite sœur sous l'emprise de la folie maternelle et manifestement en danger. Comme il est difficile d'admettre que son parent déraille, comme il est douloureux de penser la folie d'un très proche et comment elle vous éclabousse...Lire la suite

Georges Orwell

J.Fennetaux « Comment un homme s'assure-t-il de son pouvoir sur un autre ? Winston ? - En le faisant souffrir répondit-il. - Exactement, en le faisant souffrir. L'obéissance ne suffit pas. Comment s'il ne souffre pas peut-on être certain, qu'il obéit, non à sa propre volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite selon de nouvelles formes qu'on a choisies… ‘1984' p 376 « Notre âme ne branle qu'à crédit, liée et contrainte à l'appétit des fantaisies d'autruy .» Michel de...Lire la suite

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